Salon Maghrébin du Livre à Oujda: Hommage à l’éditeur Bouazza Bennachra

Salon Maghrébin du Livre à Oujda: Hommage à l’éditeur Bouazza Bennachra

Salon Maghrébin du Livre à Oujda: Hommage à l’éditeur Bouazza Bennachra

Oujda – Une cérémonie en hommage à l’éditeur Bouazza Bennachra a été organisée, vendredi soir à Oujda, en marge de la 5e édition du Salon Maghrébin du Livre “Lettres du Maghreb”, en reconnaissance de sa longue carrière et de ses contributions distinguées dans le domaine de l’impression et de l’édition au service du livre et du savoir.

Lors de cette cérémonie, qui a réuni des responsables, des acteurs culturels, ainsi que des membres de la famille et des amis de M. Bennachra, l’accent a été mis sur ses qualités humaines et professionnelles, et sa contribution remarquable au développement du secteur du livre et de l’édition au Maroc.

Dans une déclaration à la presse à cette occasion, M. Bennachra a rappelé avoir choisi très tôt de se consacrer au domaine de l’imprimerie et de l’édition, après une brève expérience politique, notant qu’il a préféré servir son pays par la culture et le savoir.

Pour lui, l’imprimerie était un véritable champ d’action et de contribution à la construction de la conscience collective.

Ancien enseignant et syndicaliste, M. Bennachra a débuté sa carrière par un projet simple dans le domaine de l’imprimerie avant de développer son expérience.

Il a fondé en 1972 à Casablanca l’imprimerie “Lino Ennahla”, introduisant la première machine copiographique au Maroc, contribuant ainsi à améliorer la qualité des imprimés et au développement de l’industrie locale.

Exprimant sa gratitude à tous ceux qui ont pris l’initiative de lui rendre hommage, il a affirmé qu’il considérait son action comme un devoir national: “J’ai beaucoup sacrifié pour mon pays et j’ai servi l’intérêt général avant mes intérêts personnels. Ce que j’ai fait est le devoir de tout bon citoyen”.

Les intervenants lors de la cérémonie ont souligné que rendre hommage à Bouazza Bennachra revient à célébrer toute une génération de pionniers, qui ont œuvré sans relâche à la consolidation du secteur de l’édition et de l’imprimerie au Maroc, notant que son héritage constituera une référence précieuse pour les générations futures.

A cet égard, le poète Mohamed Bennis, a exprimé dans un témoignage de circonstance sa joie de participer à cette cérémonie consacrée à la célébration d’un homme qui a tant contribué à la culture marocaine et au secteur de l’imprimerie et de l’édition, soulignant que cette rencontre consacre la reconnaissance à une figure emblématique et à un symbole national qui a contribué à la promotion du livre, de la revue et de la pensée marocaine.

Il a confié que sa relation avec Bennachra remonte au milieu des années 1970, alors qu’il cherchait avec ses amis une imprimerie pour leur projet de magazine culturel, poursuivant que Bennachra leur avait ouvert les portes de son imprimerie avec solidarité et humilité.

Bennis a fait remarquer que la personne honorée n’était pas seulement un éditeur, mais une école qui croit en la culture et le travail d’équipe, relevant que l’hommage qu’il reçoit aujourd’hui est une reconnaissance à une génération de pionniers qui ont contribué au renforcement des fondements de l’industrie de l’édition au Maroc.

Né en 1939 à Ksar Ich dans la province de Figuig, ce pionnier de l’imprimerie et de la culture au Maroc a largement contribué à la diffusion de revues intellectuelles et culturelles majeures. Il incarne l’esprit d’engagement et de l’édition eu service de la pensée et du savoir.

Source : mapexpress.ma

Le Salon Maghrébin du Livre à Oujda fait la part belle à la création artistique chez les jeunes

Oujda – La galerie Al Maghrib Al Arabi à Oujda accueille une exposition artistique s’inscrivant dans le sillage de l’intérêt porté par le Salon Maghrébin du Livre “Lettres du Maghreb” à l’encouragement et à l’accompagnement des jeunes talents pour développer leur créativité.

Organisée en marge de la 5ème édition du Salon, organisée du 7 au 12 octobre Sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette exposition donne à voir des œuvres réalisées par des étudiants de l’annexe d’Oujda de l’Institut national des beaux-arts (INBA) de Tétouan.

Elle présente des dessins, peintures, sculptures et objets de design qui mettent en avant le talent artistique des jeunes, leur créativité, leur imagination et leur capacité à s’exprimer à travers diverses formes d’art, suscitant admiration, émotions et réflexions.

A propos de cette exposition, Mohammed Mbarki , président du Salon “Lettres du Maghreb” et directeur général de l’Agence de l’Oriental, souligne que certains gestes qui ne s’écrivent pas uniquement par les mots, mais aussi à travers les formes, les volumes et les couleurs, des gestes qui cherchent moins à nommer le monde qu’à le palper, à l’approcher, et à en dévoiler les plis invisibles.

Cette exposition présentée dans le cadre du Salon maghrébin du livre, fait-il remarquer, s’inscrit dans cette démarche sensible : explorer le monde par la forme et dire autrement ce que les livres nous font penser, rêver ou sentir.

“Ce sont des œuvres en devenir, portées par de jeunes artistes encore en formation, mais déjà engagés dans un rapport actif au réel”, ajoute encore M. Mbarki, notant que l’Agence de l’Oriental “accompagne depuis plusieurs années ces expressions plurielles, à travers des festivals et des rencontres artistiques, tant nationales qu’internationales, qui enrichissent le paysage culturel de cette région”.

De son côté, le directeur de l’annexe des beaux-arts d’Oujda, Driss Rahhaoui, a précisé, dans une déclaration à la MAP, qu’à travers cette exposition, qui regroupe des travaux réalisés par des étudiants, nous souhaitons présenter les différentes disciplines enseignées à l’annexe d’Oujda, relevant de l’INBA de Tétouan.

Les œuvres exposées sont diverses et englobent la peinture, la sculpture, le design et le dessin, a-t-il expliqué, précisant que certaines d’entre-elles sont des reproductions d’images, réalisées principalement par les étudiants de première année, dans le but de maîtriser les outils et techniques de dessin, tandis que les étudiants de deuxième année ont proposé des créations libres et expressives.

Les étudiants de deuxième année ont également proposé des projets de sculptures destinées à embellir les espaces publics de la ville d’Oujda et “nous espérons que certaines de ces propositions verront le jour concrètement”, a-t-il enchainé.

Selon lui, l’objectif de cette exposition est aussi de faire connaître l’existence de l’annexe d’Oujda qui entame aujourd’hui sa troisième année.

“Cet établissement constitue un ajout précieux à l’infrastructure culturelle de la ville, aux côtés du théâtre, des galeries et des conservatoires de musique. Nous espérons qu’il contribuera à l’avenir à affiner le goût artistique du public et à rapprocher les citoyens des esthétiques urbaines”, a-t-il conclu.

Cette édition du Salon, qui se tient sous le thème “Habiter, écrire le monde”, connaît la participation d’une pléiade d’écrivains, chercheurs, romanciers, philosophes, artistes et poètes du Maroc, mais également de pays africains, arabes, européens ainsi que des États-Unis, conférant au Salon sa dimension universelle et en faisant un espace privilégié d’échanges libres et de rencontres fécondes.

Source : mapexpress.ma

وجدة: تنظيم لقاء فكري حول موضوع « المغرب الكبير كأفق للتفكير »

في إطار فعاليات الدورة الخامسة للمعرض المغاربي للكتاب « آداب مغاربية » بمدينة وجدة، شرق المغرب، تم يوم أمس، تنظيم مائدة مستديرة حول موضوع  » المغرب الكبير كأفق للتفكير « .

أفاد مراسل وكالة الأنباء أذرتاج في الرباط، أن اللقاء الثقافي والفكري، تميز بمداخلات لمفكرين من مشارب متنوعةـ عكست قراءة شاملة لمسار أدب الكتابة في المنطقة المغاربية، بالإضافة إلى التفاعلات المتبادلة بين المجتمعات والعلاقة القائمة بين الجنس الثقافي والتاريخ وسط الفضاء المغاربي المشترك.

كما أبرز المتدخلون أهمية الدور الذي يمكن أن تضطلع به الثقافة والأفكار والإبداعات المتنوعة في تجاوز الوضع الراهن، مبرزين قيمة الشروط المادية والاجتماعية والثقافية التي تحتضن الأنشطة الأدبية والفنية، حيث ركز الباحث في العلوم الاجتماعية، محمد الصغير جنجار، في مداخلته على الإنتاج الفكري في العلوم الإنسانية والاجتماعية بالمنطقة المغاربية، مبرزا أن الأمر يتعلق بمحاولة لرصد مسارات القضايا والإشكاليات والاتجاهات التي حكمت هذه البحوث ضمن أفق مغاربي.

من جانبه، اعتبر الإعلامي محمد جبريل، حسب المغرب العربي للأنباء، أن الهدف من هذه المائدة المستديرة، التي تزامنت مع افتتاح هذه الدورة من المعرض المغاربي للكتاب، هو التفكير في المغرب الكبير، انطلاقا من وضعه الراهن الموسوم بالأزمة والانقسام.

وأضاف جبريل أنه “في الحقبة الاستعمارية، كان المغرب الكبير يمثل أفقا واضحا وتطلعا حقيقيا، خاصة في إطار حركات التحرير الوطني بالبلدان الثلاثة. لكن الأحداث أظهرت أن التاريخ أعقد بكثير، وأن الأمور تطورت بشكل غير متوقع ».

وأشار أيضا إلى أن المتدخلين سعوا، من خلال هذا اللقاء، إلى الخروج من أنماط للفكر التقليدية وفتح فضاء جديد للتفكير، على اعتبار أن الوضع ليس بسيطا، مشددا على أهمية التفكير في المغرب من منظور ثقافي، في وقت “يبدو فيه الأفق السياسي مسدودا ».

وذكر جبريل، بأن العديد من المفكرين توقفوا مطولا عند هذه المسألة، من بينهم عبد الله العروي، عبد الكبير الخطيبي، وعبد الوهاب المدب، مبرزا أن هذه المائدة المستديرة جاءت بمثابة دعوة للتفكير والدراسة والبحث بعيدا عن الخطابات المكرورة.

وفرض المعرض المغاربي للكتاب “آداب مغاربية”، منذ انطلاقه نفسه كموعد أدبي وفكري لا محيد عنه، يحمل نفسا متوسطيا ومغاربيا، حيث تتقاطع الأصوات وتتلاقى الأفكار وتنفتح المخيلات.

ويضع المعرض (7 – 12 أكتوبر)، باختياره هذه السنة لموضوع « أن نقيم في العالم ونكتبه »، الأدب في صلب الأسئلة الراهنة، لأن الإقامة في العالم اليوم تعني مواجهة تحولات كبرى مناخية، وسياسية، وتكنولوجية وهوياتية، أما كتابته فتمثل محاولة للإجابة عنها دون التخلي عن جماليات اللغة وعمق الفكر وتعدد الرؤى.

Source : azertag.az

Salon Maghrébin du Livre à Oujda: “La poésie à l’ère du numérique” au centre des débats

Oujda – “La poésie à l’ère du numérique” était le thème central d’un panel organisé, mercredi à Oujda, dans le cadre du Salon Maghrébin du Livre maghrébin, et au cours duquel l’accent a été mis sur l’impact des outils numériques sur la refondation du rapport de la poésie à l’écriture et à la réception.

Les participants ont discuté de la manière dont les plateformes numériques ont ouvert un large éventail de possibilités à la poésie pour se diffuser, circuler et toucher de nouveaux lecteurs, lui offrant des opportunités de renouvellement et d’ouverture sur des horizons plus vastes.

Ils se sont attardés, dans ce sens, sur les défis que ces médias posent à la profondeur artistique de la poésie et comment ils peuvent parfois la réduire à des textes faciles à consommer, perdant ainsi sa spécificité esthétique.

Notant que les transformations numériques ont contraint les poètes à inventer de nouveaux modes d’expression, tirant profit de l’interaction directe avec le destinataire et des possibilités offertes par l’image, le son et les technologies visuelles, les intervenants ont insisté sur le fait que le principal défi consiste à exploiter ces outils de manière créative qui préserve la place de la poésie en tant que genre littéraire indépendant, tout en renforçant le rôle de la critique et des approches esthétiques pour accompagner cette transformation, afin que la poésie demeure, à l’ère du numérique, un pont vivant pour exprimer les préoccupations humaines et favoriser la quête de sens.

Dans ce contexte, l’écrivaine bahreïnienne Jumana Al-Qassab a expliqué que la numérisation, avec ses transformations dans la conscience de l’homme contemporain, stimule la recherche de nouveaux sens, issus non seulement de la métaphore, mais aussi du quotidien et de l’ordinaire, devenus une matière poétique propice à la créativité.

L’écrivaine bahreïnienne a souligné que la digitalisation a redonné à la poésie son lustre d’antan, lorsqu’elle reposait sur la récitation orale directe et la réception, notant qu’elle a permis aux poètes d’accéder à un public plus large, ce qui soulève des questions fondamentales sur la nature de la réception à l’ère du numérique.

De son côté, le poète marocain Abderrahmane Bouali a fait remarquer que la digitalisation est devenue la variable la plus importante affectant la poésie et la créativité poétique de nos jours, après avoir été prisonnière des idéologies au cours des dernières décennies.

M. Bouali a précisé que le numérique a créé de nouveaux contextes de réception, où le lecteur n’est plus celui qui tourne les pages d’un livre, mais un public interagissant via des écrans et des outils numériques, ce qui nécessite de repenser les méthodes d’écriture et les mécanismes de production de sens.

Il a ajouté que la transformation numérique a fait évoluer la nature même de la lecture : le destinataire étant désormais attiré par des textes courts qui interagissent avec l’image et le son, permettant ainsi à la poésie de retrouver une partie de son caractère oral, mais l’a également exposée au risque d’une consommation rapide et à la perte de son essence artistique.

Il a relevé, dans son intervention, que le véritable défi réside dans la transformation du numérique en levier de créativité, et ce en l’utilisant pour élargir les espaces de diffusion, tout en préservant l’essence de l’expérience poétique, estimant que cette évolution requiert de nouvelles approches critiques capables de comprendre le rapport de la poésie à l’ère du numérique et de déconstruire ses enjeux esthétiques et culturels.

Les autres interventions ont abordé l’impact du numérique sur les poètes et la poésie, en termes d’écriture et de réception, soulignant que les outils numériques sont devenus partie intégrante du paysage culturel actuel.

Elles ont également convenu que la présence sur les plateformes numériques n’est plus un luxe, mais une nécessité, permettant aux poètes de toucher un public plus large et d’interagir avec de nouveaux destinataires, compte tenu des transformations qui ont modifié les habitudes de lecture et les modes de consommation des textes littéraires.

Placée sous le thème “Habiter, écrire le monde”, la 5e édition du Salon Maghrébin du Livre se tient, du 7 au 12 octobre, avec la participation d’une pléiade d’écrivains, de chercheurs, de romanciers, de philosophes et d’artistes du Maroc et de plusieurs autres pays.

Grâce à une programmation riche et diversifiée, le Salon s’est affirmé comme une véritable plateforme de réflexion et de créativité, s’imposant comme un rendez-vous incontournable du paysage culturel national et euro-méditerranéen.

Source : mapexpress.ma

وجدة تحتضن الدورة الخامسة للمعرض المغاربي للكتاب “آداب مغاربية” تحت شعار “ أن نقيم في العالم ونكتبه

محمد أمين الفزازي

انطلقت، مساء الثلاثاء بمدينة وجدة، فعاليات الدورة الخامسة للمعرض المغاربي للكتاب “آداب مغاربية”، المنظمة تحت الرعاية السامية لصاحب الجلالة الملك محمد السادس، خلال الفترة الممتدة من 7 إلى 12 أكتوبر الجاري، تحت شعار “أن نقيم في العالم ونكتبه”.

وتأتي هذه التظاهرة الثقافية الكبرى بمبادرة من وكالة تنمية جهة الشرق، بشراكة مع وزارة الشباب والثقافة والتواصل، وولاية جهة الشرق، ومجلس الجهة، وجامعة محمد الأول بوجدة، وعدد من المؤسسات العمومية، بحضور شخصيات وازنة من عالم الفكر والثقافة والإعلام، إلى جانب والي جهة الشرق عامل عمالة وجدة-أنجاد السيد خطيب الهبيل ومسؤولين ومنتخبين.

وفي كلمة له خلال حفل الافتتاح، أبرز رئيس المعرض محمد امباركي دلالة شعار هذه الدورة، الذي يعكس الانفتاح على الفضاء الكوني الواسع، ويدعو إلى التفكير خارج الحدود الجغرافية والثقافية، وإلى تجديد النظر في نماذج التنمية وقضايا العدالة الاجتماعية والطبيعة.

وأكد امباركي أن الشباب يشكل محوراً أساسياً في التفكير بالمستقبل، مذكراً بأنهم واجهوا تحديات كبيرة لكنهم يمتلكون طاقات خلاقة وقدرات إبداعية تؤهلهم لصنع الغد بثقة. كما شدّد على أن الكتابة تظل فعلاً إنسانياً عميقاً يمنح القدرة على تجاوز الراهن والانفتاح على آفاق جديدة، فهي أداة للإبداع والمقاومة وإعادة البناء.

وأوضح أن المعرض، منذ انطلاقه، أصبح منصة مغاربية للحوار والتفاعل الفكري، حيث تلتقي فيه الكلمات والأفكار وتتقاطع فيه الرؤى الثقافية المتعددة.

وشهد حفل الافتتاح لحظات فنية وشعرية راقية، أبدع فيها فنانون وشعراء من المغرب وإفريقيا، في أجواء احتفالية كرّست مكانة الكلمة والإبداع.

وتعرف هذه الدورة مشاركة أزيد من 150 مفكراً وكاتباً وفناناً من دول عربية وإفريقية وأوروبية، إلى جانب 26 دار نشر مغربية وأجنبية، و17 مؤسسة وطنية وجهوية، موزعين على فضاء يمتد على أكثر من 4000 متر مربع يضم أروقة للناشرين والمؤسسات العمومية، وفضاءات مخصصة للشباب والأطفال، ومقهى أدبي لتوقيع الإصدارات الجديدة، إضافة إلى قاعات للندوات والنقاشات الفكرية.

كما يحتضن المعرض ورشات تفاعلية وأنشطة فنية موجهة للأطفال والشباب، مع برمجة خاصة داخل المؤسسات الجامعية والثانوية والسجنية، تأكيداً على أن الثقافة حق للجميع وجسر نحو الأمل والمعرفة. ويستضيف رواق المغرب العربي معرضاً تشكيلياً لفناني جهة الشرق وطلبة مدرسة الفنون الجميلة بوجدة، حيث يلتقي اللون بالكلمة في حوار إبداعي متكامل.

ويواصل المعرض المغاربي للكتاب “آداب مغاربية” ترسيخ مكانته كموعد ثقافي سنوي بارز، ومنصة للحوار والتلاقي بين ضفتي المتوسط، مساهماً في تعزيز إشعاع مدينة وجدة كعاصمة للكتاب والقراءة، وترسيخ الدور الريادي للمغرب في الفضاءين المغاربي والأورو–متوسطي

Source : nador50.com

Salon Maghrébin du Livre à Oujda: L’écriture romanesque arabe en débat

Les transformations de l’écriture romanesque arabe et les défis esthétiques et intellectuels qu’elles engendrent pour aborder les questions humaines et sociétales, ont été au centre d’une rencontre organisée, mercredi à Oujda, dans le cadre de la 5ème édition du Salon Maghrébin du Livre “Lettres du Maghreb”.

Les panélistes ont souligné, à cette occasion, l’importance d’explorer la relation du roman aux nouvelles vagues littéraires et sa capacité à renouveler son langage et ses méthodes dans le contexte actuel marqué par de profondes mutations.

Ils ont mis l’accent, dans ce sens, sur les changements associés au roman et à l’autocritique et ce qu’ils reflètent sur la manière dont le roman aborde les questions humaines.

Dans ce contexte, le poète et romancier Mohamed Achaari a affirmé que le débat récurrent sur la “vague” dans le roman n’est rien d’autre qu’une “impulsion linguistique” pour décrire des évolutions encore limitées et incohérentes dans l’écriture romanesque arabe.

Fort de son expérience en tant que président du jury du Prix Booker 2023, M. Achaari a mis en avant la présence de bons romans, à la hauteur de la littérature mondiale, aux côtés de textes qui manquent de qualité, écrits par des écrivains débutants n’ayant pas encore saisi les priorités de l’écriture romanesque.

Il a ajouté qu’il n’y a que des signes et des débuts, mais ils ne constituent pas une vague au sens propre du terme, soulignant que l’intérêt croissant pour les prix littéraires a créé une dynamique en termes de production et de publications, de qualité variable.

Il a également expliqué qu’il ne voit pas de frontières claires entre les genres littéraires, considérant la littérature comme un espace ouvert à “l’expérimentation et au croisement”, et que l’écriture de la poésie ou des romans est, par essence, une expression de la liberté créative.

De son côté, la romancière tunisienne Amira Ghanim a expliqué que parler de “vague” dans le roman n’a pas forcément un sens positif, ajoutant qu’il s’agit d’”un phénomène qui peut surgir soudainement puis reculer brusquement, sans laisser des transformations fondamentales”.

Mme Ghanim a noté, par ailleurs, qu’elle croit que le roman appartient à la langue dans laquelle il est écrit, considérant qu’un roman écrit en arabe est un roman arabe, tandis qu’un roman écrit en français ou en anglais, même s’il est écrit par des Arabes ou des Maghrébins, appartient à la littérature de cette langue.

La romancière tunisienne a poursuivi que le roman arabe a connu une croissance notable de sa production ces dernières années, attribuant ce phénomène à la facilité de publication et à la prolifération des maisons d’édition dans les pays arabes, mettant également l’accent sur le rôle essentiel des prix littéraires dans la stimulation de l’écriture romanesque.

Elle a aussi estimé que malgré son importance, la littérature actuelle, qu’il s’agisse de romans, de nouvelles ou de réflexions en général, a encore peu d’impact réel, et ce en raison de la faiblesse de l’acte de lecture dans le monde arabe, affirmant que le développement de ce public est une condition préalable à l’expansion de l’influence du roman et au renforcement de sa présence dans la société.

Placée sous le thème “Habiter, écrire le monde”, la 5e édition du Salon Maghrébin du Livre connaît la participation d’une pléiade d’écrivains, de chercheurs, de romanciers, de philosophes, d’artistes et de poètes de plusieurs pays.

Grâce à une programmation riche et diversifiée, le Salon s’est affirmé comme une véritable plateforme de réflexion et de créativité, s’imposant comme un rendez-vous incontournable du paysage culturel national et euro-méditerranéen.

Source : maroc24.com

المعرض المغاربي للكتاب بوجدة.. تسليط الضوء على المغرب الكبير كأفق للتفكير

وجدة – شكل موضوع “المغرب الكبير كأفق للتفكير”، محور مائدة مستديرة نظمت، اليوم الأربعاء بوجدة، في إطار فعاليات الدورة الخامسة للمعرض المغاربي للكتاب “آداب مغاربية”.

وعرف هذا اللقاء مداخلات لمشاركين من مشارب مختلفة، قدموا خلالها قراءة عامة لمسار الكتابة في المنطقة المغاربية، وللتفاعلات المتبادلة بين المجتمعات، فضلا عن العلاقة بين التاريخ والثقافة داخل هذا الفضاء المشترك.

كما أكد المتدخلون على الدور الذي يمكن أن تضطلع به الثقافة والأفكار والإبداعات المتنوعة في تجاوز الوضع الراهن، مبرزين أهمية الشروط المادية والاجتماعية والثقافية التي تحتضن الأنشطة الأدبية والفنية.

وفي هذا السياق، ركز الباحث في العلوم الاجتماعية، محمد الصغير جنجار، في مداخلته على الإنتاج الفكري في العلوم الإنسانية والاجتماعية بالمنطقة المغاربية، مبرزا أن الأمر يتعلق بمحاولة لرصد مسارات القضايا والإشكاليات والاتجاهات التي حكمت هذه البحوث ضمن أفق مغاربي.

وأوضح الباحث، في تصريح لوكالة المغرب العربي للأنباء، أنه خلال سنوات الستينيات والسبعينيات كان الباحثون المغاربيون، سواء في الجزائر أو تونس أو المغرب، يولون اهتماما واضحا للأفق المغاربي الواسع، وذلك بالنظر إلى أنهم كانوا آنذاك حديثي العهد بمعركة الاستقلال، ويتقاسمون حلما مشتركا يتمثل في بناء مغرب كبير.

وأضاف أن هذه الطموحات انعكست في أعمالهم الفكرية، التي جاءت ضمن منطق تفكير جماعي، مستشهدا، في هذا الصدد، بصدور كتاب عبد الله العروي “تاريخ المغرب” سنة 1970، والذي غطى مختلف مكونات المنطقة وحظي بإشادة واسعة في البلدان المغاربية.

كما أشار إلى أنه ابتداء من أواخر السبعينيات، ومع بروز الدولة الوطنية في كل بلد مغاربي، تحول الاهتمام نحو القضايا المحلية، مسجلا بداية هيمنة مواضيع من قبيل التاريخ المحلي، والسوسيولوجيا المحلية والرهانات الاجتماعية الخاصة بكل بلد.

وقال جنجار “حتى عندما كان الباحثون يتناولون موضوعات عرضانية مثل الهجرة أو الشباب، كانوا يعالجونها من مقاربة محلية محضة، وأعتقد أن هذا الانزياح نحو المحلي أسهم في تراجع فكرة المغرب الكبير كأفق للتفكير لدى الباحثين في العلوم الإنسانية والاجتماعية”.

من جانبه، اعتبر الإعلامي محمد جبريل، أن الهدف من هذه المائدة المستديرة، التي تزامنت مع افتتاح هذه الدورة من المعرض المغاربي للكتاب، هو التفكير في المغرب انطلاقا من وضعه الراهن الموسوم بالأزمة والانقسام.

وأضاف جبريل أنه “في الحقبة الاستعمارية، كان المغرب الكبير يمثل أفقا واضحا وتطلعا حقيقيا، خاصة في إطار حركات التحرير الوطني بالبلدان الثلاثة. لكن الأحداث أظهرت أن التاريخ أعقد بكثير، وأن الأمور تطورت بشكل غير متوقع”.

وأشار أيضا إلى أن المتدخلين سعوا، من خلال هذا اللقاء، إلى الخروج من أنماط للفكر التقليدية وفتح فضاء جديد للتفكير، على اعتبار أن الوضع ليس بسيطا، مشددا على أهمية التفكير في المغرب من منظور ثقافي، في وقت “يبدو فيه الأفق السياسي مسدودا”.

وذكر جبريل، بأن العديد من المفكرين توقفوا مطولا عند هذه المسألة، من بينهم عبد الله العروي، عبد الكبير الخطيبي، وعبد الوهاب المدب، مبرزا أن هذه المائدة المستديرة جاءت بمثابة دعوة للتفكير والدراسة والبحث بعيدا عن الخطابات المكرورة.

وفرض المعرض المغاربي للكتاب “آداب مغاربية”، منذ انطلاقه نفسه كموعد أدبي وفكري لا محيد عنه، يحمل نفسا متوسطيا ومغاربيا، حيث تتقاطع الأصوات وتتلاقى الأفكار وتنفتح المخيلات.

ويضع المعرض (7 – 12 أكتوبر)، باختياره هذه السنة لموضوع “أن نقيم في العالم ونكتبه”، الأدب في صلب الأسئلة الراهنة، لأن الإقامة في العالم اليوم تعني مواجهة تحولات كبرى مناخية، وسياسية، وتكنولوجية وهوياتية، أما كتابته فتمثل محاولة للإجابة عنها دون التخلي عن جماليات اللغة وعمق الفكر وتعدد الرؤى.

Source : mapexpress.ma

Salon Maghrébin du Livre à Oujda: L’écriture romanesque arabe en débat

Oujda – Les transformations de l’écriture romanesque arabe et les défis esthétiques et intellectuels qu’elles engendrent pour aborder les questions humaines et sociétales, ont été au centre d’une rencontre organisée, mercredi à Oujda, dans le cadre de la 5ème édition du Salon Maghrébin du Livre “Lettres du Maghreb”.

Les panélistes ont souligné, à cette occasion, l’importance d’explorer la relation du roman aux nouvelles vagues littéraires et sa capacité à renouveler son langage et ses méthodes dans le contexte actuel marqué par de profondes mutations.

Ils ont mis l’accent, dans ce sens, sur les changements associés au roman et à l’autocritique et ce qu’ils reflètent sur la manière dont le roman aborde les questions humaines.

Dans ce contexte, le poète et romancier Mohamed Achaari a affirmé que le débat récurrent sur la “vague” dans le roman n’est rien d’autre qu’une “impulsion linguistique” pour décrire des évolutions encore limitées et incohérentes dans l’écriture romanesque arabe.

Fort de son expérience en tant que président du jury du Prix Booker 2023, M. Achaari a mis en avant la présence de bons romans, à la hauteur de la littérature mondiale, aux côtés de textes qui manquent de qualité, écrits par des écrivains débutants n’ayant pas encore saisi les priorités de l’écriture romanesque.

Il a ajouté qu’il n’y a que des signes et des débuts, mais ils ne constituent pas une vague au sens propre du terme, soulignant que l’intérêt croissant pour les prix littéraires a créé une dynamique en termes de production et de publications, de qualité variable.

Il a également expliqué qu’il ne voit pas de frontières claires entre les genres littéraires, considérant la littérature comme un espace ouvert à “l’expérimentation et au croisement”, et que l’écriture de la poésie ou des romans est, par essence, une expression de la liberté créative.

De son côté, la romancière tunisienne Amira Ghanim a expliqué que parler de “vague” dans le roman n’a pas forcément un sens positif, ajoutant qu’il s’agit d’”un phénomène qui peut surgir soudainement puis reculer brusquement, sans laisser des transformations fondamentales”.

Mme Ghanim a noté, par ailleurs, qu’elle croit que le roman appartient à la langue dans laquelle il est écrit, considérant qu’un roman écrit en arabe est un roman arabe, tandis qu’un roman écrit en français ou en anglais, même s’il est écrit par des Arabes ou des Maghrébins, appartient à la littérature de cette langue.

La romancière tunisienne a poursuivi que le roman arabe a connu une croissance notable de sa production ces dernières années, attribuant ce phénomène à la facilité de publication et à la prolifération des maisons d’édition dans les pays arabes, mettant également l’accent sur le rôle essentiel des prix littéraires dans la stimulation de l’écriture romanesque.

Elle a aussi estimé que malgré son importance, la littérature actuelle, qu’il s’agisse de romans, de nouvelles ou de réflexions en général, a encore peu d’impact réel, et ce en raison de la faiblesse de l’acte de lecture dans le monde arabe, affirmant que le développement de ce public est une condition préalable à l’expansion de l’influence du roman et au renforcement de sa présence dans la société.

Placée sous le thème “Habiter, écrire le monde”, la 5e édition du Salon Maghrébin du Livre connaît la participation d’une pléiade d’écrivains, de chercheurs, de romanciers, de philosophes, d’artistes et de poètes de plusieurs pays.

Grâce à une programmation riche et diversifiée, le Salon s’est affirmé comme une véritable plateforme de réflexion et de créativité, s’imposant comme un rendez-vous incontournable du paysage culturel national et euro-méditerranéen.

Source : mapexpress.ma

Ouverture à Oujda du 5e Salon maghrébin du livre « Lettres du Maghreb »

Oujda – La 5ème édition du Salon maghrébin du livre « Lettres du Maghreb », organisée par l’Agence de Développement de l’Oriental, en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, s’est ouverte, mardi soir à Oujda, sous le thème « Habiter, écrire le monde ».
La cérémonie d’ouverture de cet événement culturel, organisé sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, en partenariat avec la Wilaya de la région de l’Oriental, le Conseil de la région, l’Université Mohammed Premier et d’autres institution publiques, s’est déroulée en présence du wali de la région de l’Oriental, gouverneur de la préfecture d’Oujda-Angad, Khatib El Hebil, d’élus, de responsables et de personnalités de divers horizons.

Intervenant à cette occasion, le wali a souligné que ce Salon, depuis sa première édition, s’est imposé comme un rendez-vous culturel incontournable, créant un espace fécond de dialogue et de réflexion entre écrivains, penseurs et chercheurs, notant qu’au sein de cet espace les chemins intellectuels se croisent et les expériences humaines interagissent, pour enrichir le débat sur les questions de mémoire, d’identité et de perspectives de coexistence.

Mettant en avant le rôle central joué par la culture dans le soutien de l’économie locale et le renforcement du rayonnement culturel des territoires, il a relevé que la région de l’Oriental, grâce à sa diversité culturelle et son patrimoine artistique, a démontré sa capacité à transformer la culture en un espace d’interaction et d’ouverture, et en un outil efficace pour enclencher une dynamique intégrée.

M. El Hebil a également fait remarquer que dans un contexte de profondes mutations, la culture n’est plus un élément secondaire, mais s’impose comme un véritable moteur de développement économique et social, ainsi qu’un vaste champ de création d’emplois, notamment pour les jeunes, soulignant, à cet égard, le rôle de la littérature et de l’écriture dans l’accompagnement de ces transformations à l’ère de la révolution numérique et de l’intelligence artificielle, et leur mise au service des valeurs humaines et de la préservation de la mémoire collective.

Pour sa part, le président du Salon, Mohamed Mbarki, a mis l’accent sur l’importance du thème de cette édition, qui exprime l’appartenance à un espace mondial plus vaste et reflète la volonté de penser au-delà de « nos frontières géographiques et culturelles » et l’appel à l’ouverture et au rejet de l’isolement, ajoutant qu’il invite aussi à repenser les modèles de développement et les questions de nature et de justice sociale, qui sont « au cœur de nos choix ».

« Quand on parle de l’avenir, il faut aussi parler de la jeunesse, qui était un thème central du premier Salon du Livre Maghrébin », a-t-il fait savoir, considérant que la jeunesse d’aujourd’hui fait face à des défis importants, mais qu’elle possède en même temps une énergie formidable et une grande capacité d’innovation et de créativité.

M. Mbarki a, par ailleurs, affirmé que l’écriture revêt une importance particulière, car les penseurs, les artistes et les poètes offrent une perspective différente qui aide à transcender l’instant présent et s’ouvrir sur de nouveaux horizons, soulignant qu’ils « révèlent des blessures cachées, remettent les mots à leur juste place et nous rappellent que l’imagination est un outil de créativité, un phare de résistance et un moyen de reconstruction ».

De son côté, le vice-président du Conseil régional de l’Oriental, Alae Barkaoui, a réitéré l’engagement constant du Conseil en faveur de toutes les initiatives contribuant au développement dans sa dimension globale, y compris le développement culturel, considéré comme un levier essentiel pour bâtir une société ouverte et générer un impact positif sur l’environnement local.

Il a ajouté que ce dynamisme culturel est devenu tangible dans la région, à travers des événements majeurs, qui reflètent tous la vitalité culturelle et artistique d’Oujda et de la région de l’Oriental.

La cérémonie d’ouverture, qui s’est déroulée dans une ambiance festive célébrant le livre et le mot, a été marquée notamment par des performances artistiques de haute facture, suivies de lectures poétiques.

Cette édition, qui se poursuivra jusqu’au 12 octobre, connaît la participation d’une pléiade d’écrivains, de chercheurs, de romanciers, de philosophes, d’artistes et de poètes du Maroc, mais également de pays africains, arabes, européens, ainsi que des États-Unis et du Canada.

Le Salon, qui s’étend sur 4.000 mètres carrés, propose un espace réservé aux maisons d’édition pour la présentation et la commercialisation des livres, un espace institutionnel pour la publication des établissements publics, des espaces dédiés aux jeunes et aux enfants, ainsi qu’un café littéraire permettant aux auteurs de présenter et de signer leurs dernières œuvres.

Aussi, trois salles accueilleront une trentaine de tables rondes, tandis que les stands des exposants seront animés par des débats intellectuels et des rencontres littéraires, témoignant de la pluralité des voix et la richesse des identités et des références culturelles.

Le Salon offre également un programme parallèle incluant des ateliers interactifs destinés aux jeunes et aux enfants, des rencontres artistiques, et des activités organisées au sein d’institutions universitaires, du lycée Omar Ibn Abdelaziz et de l’établissement pénitentiaire local d’Oujda, affirmant ainsi que la culture est un droit universel et un pont vers un horizon plus large.

Source : mapnews.ma

Salon Maghrébin du Livre à Oujda: L’écriture romanesque arabe en débat

Description
Les transformations de l’écriture romanesque arabe et les défis esthétiques et intellectuels qu’elles engendrent pour aborder les questions humaines et sociétales, ont été au centre d une rencontre organisée, mercredi à Oujda, dans le cadre de la 5ème édition du Salon Maghrébin du Livre « Lettres du Maghreb ».

Source : maptv.ma