Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, félicite Son Excellence M. Bensalah

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, félicite Son Excellence M. Bensalah

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, félicite Son Excellence M. Bensalah

Voici la traduction intégrale du message royal: "Assalamou Alaikoum Wa Rahmatoullahi Taala Wa Barakatoho,

Il M'est agréable d'exprimer au peuple algérien frère, à l’occasion de la victoire bien méritée de sa sélection nationale de football en finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2019 dont les phases finales ont été abritées par l’Egypte soeur, les félicitations les plus chaleureuses pour cet exploit footballistique continental, et à l’ensemble du football algérien.

En cette occasion historique, il M'est agréable de partager, en Mon nom propre et au nom de l’ensemble du peuple marocain, les sentiments de fierté de cet exploit mérité avec le peuple algérien frère, surtout qu'il s'agit de la victoire d'un pays maghrébin voisin et frère dont la consécration est celle du Maroc.

Suite à cette grande distinction sportive, Je ne peux qu'exprimer au peuple algérien frère, et à travers lui à l'ensemble des composantes de sa sélection nationale- joueurs, staff technique, médical et administratif, les sincères expressions d'estime et de considération pour cette performance technique de haut niveau et l'esprit de compétition élevé dont a fait montre cette sélection ambitieuse tout au long des matchs de ce championnat africain distingué".

A Oujda, Saïdia, Berkane et un peu partout dans l’Oriental Marocain, la victoire de l’équipe Algérienne a donnée lieu à de grandes célébrations comme en témoigne les images :


.

SM le Roi adresse un discours à la nation à l’occasion du 39è anniversaire de la Marche Verte

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’Assiste, a adressé, jeudi, un discours à la nation à l’occasion du 39ème anniversaire de la glorieuse Marche Verte.

Ci-après le texte intégral du Discours Royal :

"Louange à Dieu,

Paix et salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons.

Cher peuple,

Nous commémorons aujourd’hui, avec une immense fierté, le trente-neuvième anniversaire de la Marche Verte.

C’est l’occasion de faire le point sur l’évolution qu’ont connue nos provinces du Sud, et les défaillances ayant entravé leur marche, ainsi que les défis, internes et externes, auxquels elles sont confrontées.

Ces régions qui sont si chères à Notre cœur ont connu, depuis leur récupération, de nombreuses réalisations dans les domaines les plus variés. Cependant, les chantiers que nous allons engager, avec l’aide de Dieu, l’année prochaine, devraient être déterminants pour l’avenir de la région, car il s’agit de la mise en œuvre de la régionalisation avancée et du modèle de développement de nos Provinces du Sud.

Mais la régionalisation à laquelle nous aspirons ne se réduit pas à des textes juridiques et au transfert, du centre vers les régions, des ressources matérielles et humaines. Nous voulons plutôt qu’elle soit fondée sur le patriotisme sincère impliquant un attachement sans faille à l’intégrité territoriale de notre pays.

Nous voulons des zones et des régions solidaires, complémentaires, qui s’entraident et se soutiennent mutuellement.

Les Marocains, c’est un brassage civilisationnel authentique entre toutes les composantes constitutives de l’identité marocaine. Pour Nous, Ils sont tous égaux, sans distinction entre le « Jebli » et le Rifain, entre le Sahraoui et le Soussi etc…

Par conséquent, les recherches académiques sur les composantes de notre identité sont utiles pour la consolidation de notre unité nationale. Quant au débat fondé sur le sectarisme et tendant à semer la discorde, il est puéril et sans consistance.

Celui qui prétend ne pas appartenir à ce creuset est dans le tort, et quiconque tenterait de démontrer le contraire risquerait de s’y perdre.

La régionalisation que Nous appelons de Nos vœux a donc vocation à valoriser cette richesse et cette diversité humaine et naturelle. Elle est de nature à conforter ce brassage, cette solidarité et cette complémentarité entre les enfants de la Patrie unie et entre toutes ces régions.

Par conséquent, le Maroc uni des régions n’induit aucunement un quelconque sectarisme tribal. Sa diversité ne saurait être un facteur de division et de sécession, laquelle est tout simplement interdite, tant par l’ancienne Constitution du Royaume que par la nouvelle.

Cher peuple,

Il s’est écoulé quarante années de sacrifices, pour recouvrer la terre, libérer l’homme, redonner sa dignité au citoyen marocain au Sahara, gagner son cœur et renforcer son attachement à sa Patrie.
Nous avons une pensée émue et reconnaissante pour tous ceux qui ont donné leur vie à la défense du Sahara. Il y a des mères et des pères, de toutes les régions du Maroc, qui ont perdu leurs enfants au Sahara.

Il y a aussi des veuves qui ont supporté seules les fardeaux de la vie, ainsi que des orphelins qui, pour le Sahara, ont été privés de l’affection paternelle, et des jeunes qui, pour le Sahara, ont perdu leur liberté et vécu en détention pendant de longues années. 

Car l’affaire du Sahara n’est pas la cause des sahraouis uniquement. Le Sahara est l’affaire de tous les Marocains. Et, comme je l’ai dit dans un Discours précédent : le Sahara est une question d’existence et non une question de frontières.

Le Maroc restera dans son Sahara, et le Sahara demeurera dans son Maroc jusqu’à la fin des temps.
Outre le don de soi, les Marocains ont consenti d’autres formes de sacrifices matériels et moraux, n’hésitant pas à partager leurs ressources avec leurs frères du Sud.

Chacun sait dans quel état se trouvait le Sahara avant 1975. A ceux qui ignorent ou feignent d’ignorer la vérité, je livre ces quelques données :

Depuis la récupération de notre Sahara, pour chaque dirham des recettes de la région, le Maroc investit 7 dirhams dans son Sahara, dans le cadre de la solidarité entre ses régions et entre les enfants de la Patrie unie.

Quant aux indicateurs de développement humain dans la région, ils étaient, en 1975, inférieurs de 6 % par rapport aux régions du Nord du Maroc, et de 51 % par rapport à la moyenne nationale en Espagne.

Aujourd’hui, ces indicateurs dans les Provinces du Sud dépassent de loin la moyenne des autres régions du Royaume. Voilà pourquoi je dis, et en toute responsabilité : assez de mystification sur une prétendue exploitation par le Maroc des richesses de la région !

Il est un fait que ce que produit le Sahara ne suffit pas à satisfaire les besoins de base de ses populations. Et je le dis en toute franchise : les Marocains ont supporté les coûts de développement des Provinces du Sud. Ils ont donné de leurs poches, et prélevé sur les moyens de subsistance de leurs enfants, pour que  leurs frères du Sud puissent vivre dignement.

Chacun sait également que le Maroc tient  à ce que les habitants de la région puissent se prévaloir de ses richesses, dans le respect de l’égalité des chances et de la justice sociale.

Certes, le mode de gestion au Sahara a connu des dysfonctionnements qui en ont fait au fil des ans un terrain propice à l’économie de rente et des privilèges indus.

Cet état de fait a conduit au mécontentement de certains, et suscité un sentiment croissant d’injustice et d’exclusion parmi certaines catégories de citoyens. Nous savons très bien qu’il y a ceux qui servent la Patrie avec dévouement et sincérité, et ceux qui, en revanche, veulent mettre la Patrie au service de leurs intérêts. Ceux-là ont fait de l’extorsion une doctrine immuable. Ils ont érigé la rente et les privilèges en droits imprescriptibles, faisant de la cause nationale un fonds de commerce instrumentalisé au service de leurs intérêts propres.

Nous savons également que certains mettent un pied dans la Patrie tant qu’ils profitent de ses richesses, et l’autre pied chez ses ennemis, s’ils n’en ont pas tiré parti.

Ici je dis : Assez de la politique de rente et de privilèges ! Assez de la mercantilisation de la patrie !
Pour autant, il ne faut pas dramatiser non plus. Car ces opportunistes restent malgré tout une minorité, qui n’a pas sa place parmi les Marocains, pas plus qu’elle n’a d’impact sur l’attachement des sahraouis à leur Patrie.

Pour cette raison, et par souci d’équité à l’égard des fils du Sahara et de la majorité silencieuse qui croit, elle, à l’unité de la Patrie, Nous avons appelé à une révision radicale du mode de gouvernance dans nos Provinces du Sud. Et c’est dans ce cadre que s’inscrit Notre décision de mettre en œuvre la régionalisation avancée et le modèle de développement de nos Provinces du Sud.

Nous entendons ainsi opérer une rupture avec le mode de gouvernance précédant, et permettre aux fils de la région de participer à la gestion de leurs affaires locales, dans un cadre de transparence, de responsabilité et d’égalité des chances.

Dans cette perspective, Nous appelons à l’ouverture d’un dialogue national franc et d’un débat responsable et sérieux sur les différentes idées et conceptions envisageables, en vue d’élaborer des réponses claires à toutes les questions et les préoccupations des populations de la région, et ce, dans le cadre de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale du pays.

Nous engageons également le secteur privé à s’impliquer davantage dans le développement des provinces du Sud.

Cher peuple,

Notre attachement à la création des conditions d’une vie digne pour nos citoyens, n’a d’égal que Notre volonté de garantir l’ordre public et la sécurité des citoyens dans le cadre de l’Etat de droit.

C’est pourquoi le Maroc refuse tous les agissements visant à porter atteinte à sa sécurité et sa stabilité. Il entend s’y opposer en toute responsabilité et avec toute la fermeté requise, dans le cadre de la loi et sous l’autorité de la justice.

Depuis quand l’intimidation des citoyens et la dégradation des biens qu’ils ont acquis par leur labeur et à la sueur de leurs fronts, figurent-elles parmi les droits de l’Homme ?

Depuis quand les troubles à l’ordre public et la destruction des biens publics relèvent-ils de l’exercice des droits et des libertés ?

En effet, Nous avions déjà exprimé, dans le Discours de la Marche Verte de 2009, Notre refus catégorique de ces agissements et avons alerté que « ou on est patriote ou on est traitre », et qu’« il n'y a pas de juste milieu entre le patriotisme et la trahison ».

Par ailleurs, il n’y a pas de degrés en patriotisme ou en trahison. Car, soit on est patriote, soit on est traitre.

Il est vrai que la Patrie est clémente et miséricordieuse, et elle le restera, mais une seule fois et pour celui qui se repent et revient à la raison. Quant à celui qui persiste à trahir la Patrie, toutes les législations nationales et internationales considèrent que l’intelligence avec l’ennemi relève de la haute trahison.

Nous savons que l’erreur est humaine, mais la trahison est impardonnable. Et le Maroc ne sera jamais une fabrique pour les « martyrs de la trahison ».

Les vrais martyrs, ce sont ceux qui ont donné leur vie pour la liberté et l’indépendance de la Patrie, et ceux qui ont consenti au martyr pour en défendre la souveraineté et l’intégrité.

C’est pourquoi Je dis : Halte aux surenchères sur le Maroc, et halte à l’instrumentalisation de l’espace des droits et des libertés garantis par le pays pour comploter contre lui.

Le Maroc dispose de ses instruments et de ses institutions propres, dont le sérieux et la crédibilité sont reconnus internationalement, pour prendre à bras le corps toutes les questions liées aux droits de l’Homme.

De plus, le Maroc est le seul pays de la région qui collabore avec les procédures spéciales du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies.

Il est également disposé à s’ouvrir davantage sur les différentes instances et les divers organismes internationaux des droits de l’Homme, qui font preuve d’impartialité et d’objectivité dans le traitement des questions le concernant.

Le Maroc refuse la politique de minimisation de ses initiatives et de dramatisation des événements qui se produisent dans les Provinces du Sud, en échange du silence et de la compromission par rapport à ce qui se passe à Tindouf et dans les pays voisins.

Cher peuple,

Lorsque le Maroc a ouvert la porte à la négociation pour trouver une solution définitive au conflit artificiel suscité autour de son Sahara, ce choix ne portait et ne portera en aucune manière sur sa souveraineté et son intégrité territoriale.

J’ai déjà négocié avec certains Marocains de Tindouf, à l’époque où J’étais Prince Héritier. Je n’ai aucun problème avec cela car Je négociais avec des citoyens marocains, et parce qu’il était question de défendre les droits du Maroc.

Le Maroc n’a aucun complexe pour négocier avec qui que ce soit, aussi bien directement que par le biais de la médiation onusienne. Mais là, il faut insister sur le fait que la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de son territoire est immuable, inaliénable et non négociable.

Aussi, le choix fait par le Maroc de coopérer avec toutes les parties, en toute sincérité et  bonne foi, ne doit pas être interprété comme une faiblesse ou servir de prétexte pour réclamer plus de concessions.

L’Initiative d’autonomie est le maximum que le Maroc puisse offrir dans le cadre de la négociation pour trouver une solution définitive à ce conflit régional.

En Ma qualité de Garant de l’indépendance et de l’intégrité territoriale du pays, Mon devoir est de définir les concepts et les responsabilités dans le traitement des questions avec les Nations Unies. Il M’incombe aussi d’exprimer le rejet par le Maroc des mystifications et des dérapages que connait cette affaire.

En réaffirmation de la position du Maroc à ce sujet, Je dis :

•    Non à la tentative visant à modifier la nature de ce conflit régional en le présentant comme une affaire de décolonisation. En effet, le Maroc dans son Sahara, n’a jamais été une puissance d’occupation ou une puissance administrante. Il exerce plutôt les attributs de sa souveraineté sur sa terre ;

•    Non à toute tentative de révision des principes et paramètres de négociation, ainsi qu’à toute autre tentative visant à reconsidérer ou élargir le mandat de la Minurso, y compris la question d’observation des droits de l’Homme ;

•    Non à la complaisance vis-à-vis de la véritable partie à ce conflit et à son exonération de ses responsabilités;

•    Non à la tentative de mettre sur un même pied un Etat-membre au sein des Nations Unies et un mouvement séparatiste, et non à la légitimation de l’état de non-droit qui prévaut à Tindouf ;

En effet, la souveraineté du Maroc ne peut être l’otage de conceptions idéologiques et d’orientations stéréotypées de certains fonctionnaires internationaux. Et tout dérapage ou toute mystification hypothèquera l’action menée par les Nations Unies dans cette affaire.

En revanche, le Maroc est disposé à collaborer avec toutes les parties pour rechercher une solution qui respecte sa souveraineté, qui permette à chacun de garder l’honneur sauf, et qui contribue à consolider la sécurité et la stabilité dans la région et à réaliser l’intégration maghrébine.

A cet égard, Nous exprimons Notre estime au Secrétaire général des Nations Unies et aux grandes puissances internationales, notamment les Etats-Unis d’Amérique, avec, au premier chef, la Maison Blanche, pour leur contribution positive, pendant les différentes étapes, à la recherche d’une solution à cette question.

Si Nous saluons leur soutien aux efforts déployés par le Maroc et au processus de négociation sur la base de l’Initiative d’autonomie, Nous n’en exigeons pas moins aujourd’hui une position claire sur ce conflit.

Alors qu’ils réaffirment que le Maroc est un modèle en matière de progrès démocratique, un pays actif dans l’action menée pour garantir la sécurité et la stabilité dans la région et un partenaire dans la lutte anti-terroriste, ils abordent avec une certaine ambiguïté la cause de l’intégrité territoriale de notre pays.

Faute de faire assumer sa responsabilité à l’Algérie en tant que principale partie dans ce conflit, il n’y aura pas de solution. Et faute d’une perception responsable de la situation sécuritaire tendue qui sévit dans la région, il n’y aura pas de stabilité.

Pour autant, cela n’implique pas de nuire à l’Algérie, à sa direction ou à son peuple, auquel Nous portons la plus haute estime et le plus grand respect. Nos mots sont pesés et leur sens est clair. Mais, Nous parlons de la réalité et de la vérité que tout le monde connaît.

Cette vérité, chaque fois que les Marocains l’évoquent, le gouvernement, les partis et la presse marocains sont systématiquement accusés de s’attaquer à l’Algérie.

Si le Maroc n’a ni pétrole, ni gaz, alors que l’autre partie possède un « billet vert » dont elle croit qu’il lui ouvre les portes, au mépris du droit et de la légalité, nous avons, en revanche, nos principes et la justesse de notre cause. Mieux encore,  nous avons l’affection des Marocains et leur attachement à leur Patrie.

Il se leurre celui qui croit que la gestion de l’affaire du Sahara se fera au moyen de rapports techniques orientés ou de recommandations ambiguës s’appuyant  sur la tentative de concilier les revendications de toutes les parties.    

Il se méprend aussi celui qui tente une comparaison entre le Sahara d’une part, et le Timor oriental ou certains litiges territoriaux en Europe de l’Est, d’autre part. Car chaque affaire a ses spécificités. Le lien entre la population du Sahara et le Maroc ne date pas d’hier, mais il plonge ses racines dans l’Histoire la plus lointaine.

Cher peuple,

Nous croyons profondément dans la justesse de notre cause et le triomphe du droit et de la légitimité sur les velléités du séparatisme.

C’est avec la plus grande espérance et beaucoup d’optimisme que Nous aspirons à voir  les enfants du Sahara réunis dans leur Patrie. Nous sommes persuadé de leur adhésion à de nouvelles marches dédiées au développement et à la création des conditions d’une vie libre et digne, au profit de tous les citoyens, où qu’ils se trouvent.  

C’est le meilleur gage de fidélité à la mémoire de l’artisan de la Marche verte, Notre Illustre Père, Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu ait son âme, et au souvenir des valeureux martyrs de la Patrie.

Par ailleurs, Nous rendons hommage à Nos Forces Armées Royales, dans toutes leurs composantes, et aux forces de sécurité pour leur mobilisation constante afin de préserver la sécurité et la stabilité et défendre l’intégrité de la Patrie.

Wassalamou Alaikoum Warahmatoullahi Wabarakatouh."

URL source: http://www.map.ma/fr/activites-royales/sm-le-roi-adresse-un-discours-la-nation-l%E2%80%99occasion-du-39e-anniversaire-de-la-march


 

SM le Roi adresse un Discours à la Nation à l’occasion de la Fête du Trône

Al-Hoceima  –  29 Juillet 2018
 

SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a adressé, dimanche, un Discours à la Nation à l’occasion du 19ème anniversaire de l’accession du Souverain au Trône de Ses glorieux ancêtres.

 

Voici le texte intégral du Discours Royal: 

'’Cher peuple,

Par la grâce de Dieu, le Maroc a été, tout au long de son histoire séculaire, un pays providentiellement uni et une nation harmonieusement soudée, en tout temps et en toute circonstance.

La Fête du Trône, dont nous commémorons aujourd’hui le dix-neuvième anniversaire, est la célébration concrète de la Beia (allégeance) qui Me lie à toi. Elle symbolise le Pacte qui nous engage mutuellement à faire preuve d’une fidélité immuable aux constantes et aux symboles sacrés du Maroc et à consentir tous les sacrifices pour préserver son unité et sa stabilité.

Le pacte, ainsi scellé entre les Rois de ce pays et ses fils, sera toujours un rempart infranchissable dressé autour du Maroc pour le protéger des manœuvres des ennemis et des menaces de toute espèce.

Grâce à ce pacte, nous avons surmonté les difficultés rencontrées, nous avons œuvré dans un climat d’unité, de sécurité et de stabilité et ainsi, nous sommes fiers de ce que nous avons récolté et engrangé en termes d’acquis et de réalisations.

En effet, parce que le Maroc est notre patrie, notre maison commune, il est de notre devoir à tous de le protéger et de concourir à son essor et à son développement.

Le patriotisme, quand il est authentique, s’évertue à renforcer l’unité et la solidarité, particulièrement dans les moments difficiles. C’est pourquoi les Marocains libres ne se laissent jamais affecter par les aléas de la vie, pour accablants qu’ils puissent être parfois. Mieux encore, face aux vicissitudes, pour affronter les épreuves et relever les défis, leur foi s’en trouve fortifiée et leur détermination décuplée.

Je suis persuadé qu’ils ne permettront pas aux négativistes, aux nihilistes et autres marchands d’illusions d’user du prétexte de certains dysfonctionnements, pour attenter à la sécurité et à la stabilité du Maroc ou pour déprécier ses acquis et ses réalisations.

Car, en définitive, les Marocains ont conscience que c’est la Nation, aussi bien que les citoyens, qui paient toujours le plus lourd tribut au chaos et à la discorde.

Nous continuerons à marcher ensemble et à travailler main dans la main pour aplanir les difficultés conjoncturelles et objectives, et ainsi réunir les conditions favorables à la poursuite des programmes et des projets de développement, générateurs d’emplois et garants d’une vie digne.

 Cher peuple,

Accomplir des réalisations, corriger les failles et remédier aux problèmes économiques ou sociaux, sont autant d’objectifs qui nécessitent une action collective, planifiée et coordonnée entre les institutions et les divers acteurs, plus particulièrement entre les membres du gouvernement et les partis qui le composent.

Il importe aussi de dépasser les différends conjoncturels, d’œuvrer à l’amélioration du rendement de l’Administration et de veiller au bon fonctionnement des institutions, car, in fine, il importe de renforcer le climat de confiance et de sérénité au sein de la société et toutes ses composantes.

De fait, les affaires des citoyens ne doivent souffrir d’aucun report, ni aucune attente, dans la mesure où elles ne se rattachent pas à une période spécifique. D’ailleurs, les formations politiques responsables sont celles qui se tiennent aux côtés des citoyens, dans les bons comme dans les mauvais jours.

Il est vrai que les partis s’efforcent de s’acquitter au mieux de leur tâche. Néanmoins, il leur faudra attirer de nouvelles élites et inciter les jeunes à s’engager dans l’action politique, les générations d’aujourd’hui étant les mieux placées pour connaître les problèmes et les nécessités de leur époque.

Les partis doivent également renouveler leurs méthodes de travail et rénover leurs modes de fonctionnement.

Il est attendu des différentes instances politiques et partisanes qu’elles se montrent réceptives aux doléances des citoyens, qu’elles interagissent sans délai avec les événements et les évolutions de la société, voire qu’elles anticipent leur émergence, et non qu’elles les laissent prendre parfois inopportunément des tours inquiétants, donnant ainsi l’impression qu’elles ne sont nullement concernées par ce qui arrive.

Cher peuple,

La question sociale retient toute Mon attention et M’interpelle vivement à la fois en tant que Roi et en tant qu’homme.

Depuis Mon Accession au Trône, J’ai toujours été à l’écoute de la société et prompt à cerner ses attentes légitimes. Constamment à l’œuvre, Je porte l’espoir inaltérable d’améliorer les conditions de vie des citoyens.

Au cours de deux décennies, les réalisations accomplies par le Maroc et les acquis engrangés en faveur des Marocains, constituent un véritable motif de satisfaction et de fierté. Pourtant, J’ai le sentiment que quelque chose continue à nous faire défaut en matière sociale.

Par la volonté de Dieu, Nous poursuivrons l’action menée dans ce domaine avec tout l’engagement requis et la rigueur nécessaire. Ensemble, il nous appartient d’identifier les faiblesses existantes et de leur apporter les remèdes adéquats.

L’ampleur du déficit social et les modalités de réalisation de la justice sociale et territoriale sont parmi les principales raisons qui Nous ont incité à appeler, dans le Discours d’ouverture du Parlement, au renouvellement du modèle de développement national.

En effet, il est insensé que plus de cent programmes de soutien et de protection sociale, de différents formats et se voyant affecter des dizaines de milliards de dirhams, soient éparpillés entre plusieurs départements ministériels et de multiples intervenants publics.

En fait, ces programmes empiètent les uns sur les autres, pèchent par manque de cohérence et ne parviennent pas à cibler les catégories effectivement éligibles.

Comment peut-on, donc, espérer que ces programmes répondent efficacement aux besoins des citoyens et impactent réellement leur quotidien ?

Il n’est nul besoin de rappeler ici que Nos critiques ne constituent pas une fin en soi, mais une incitation à l’autocritique, exercice vertueux et salutaire, si, à la parole, sont joints l’acte et la réforme proprement dits.

A cet égard, Nous estimons que la nouvelle initiative du « Registre Social Unique » (RSU) est un début prometteur, susceptible d’induire un accroissement progressif du rendement des programmes sociaux, à court et à moyen terme.

Ce Registre est un système national d’enregistrement des familles qui pourront bénéficier des programmes d’appui social. Les ménages habilités à jouir des prestations de ce régime, seront déterminés selon de rigoureux critères objectifs et grâce aux nouvelles technologies.

Il s’agit d’un projet social stratégique et ambitieux, qui touche de larges franges de la population marocaine. Sa portée dépasse de loin le cadre d’un programme gouvernemental pour un seul mandat et va au-delà d’une vision attribuée à un département ministériel, à un acteur partisan ou à un acteur politique.

Cher peuple,

L’ambition qui M’anime pour améliorer la situation sociale du pays, dépasse largement la simple mise en place d’un dispositif ou d’un programme, si important soit-il.

Par conséquent, J’invite le gouvernement et tous les acteurs concernés à entreprendre une restructuration globale et profonde des programmes et des politiques nationales d’appui et de protection sociale et à soumettre des propositions portant sur leurs modalités d’évaluation.

Pour cela, une approche participative est requise. Il convient également de faire preuve d’une certaine hauteur de vue, d’inscrire l’action envisagée dans la durée et d’user de célérité dans la phase d’exécution. Il importe aussi de procéder à la capitalisation des acquis et à la mise à profit des expériences réussies.

En attendant que cette réforme porte pleinement ses fruits, Nous incitons à adopter un ensemble de mesures sociales intermédiaires, en cohérence avec l’esprit de la Restructuration que Nous appelons de nos vœux.

J’engage donc le gouvernement à amorcer, dans les plus brefs délais, l’élaboration de telles mesures et à Me tenir périodiquement informé de leur état d’avancement.

Pour garantir un impact direct et tangible, J’insiste sur la nécessité de se concentrer sur les mesures d’urgence à mettre en œuvre dans les domaines suivants :

– Premièrement : donner une impulsion vigoureuse aux programmes d’appui à la scolarisation et de lutte contre la déperdition scolaire, à partir de la prochaine rentrée scolaire, notamment au Programme « Tayssir » d’aide financière à la scolarisation, à l’enseignement préscolaire, au transport scolaire, aux cantines scolaires, aux internats.

Le but recherché est d’alléger les charges supportées par les familles et de les soutenir pour que leurs enfants puissent poursuivre leurs études et mener à terme leur formation.

– Deuxièmement : lancer la troisième phase de l’Initiative nationale pour le Développement humain, en consolidant ses acquis et en recentrant ses programmes sur le développement du capital humain, la promotion de la condition des générations montantes, l’appui aux catégories en situation difficile, et en lançant une nouvelle génération d’initiatives génératrices de revenus et d’emplois.

– Troisièmement : redresser les anomalies qui entachent l’exécution du Programme de couverture médicale «RAMED», et, parallèlement, refondre en profondeur le système national de santé, qui se caractérise par des inégalités criantes et une faible gestion.

– Quatrièmement : œuvrer avec célérité à l’aboutissement du dialogue social. A cet égard, Nous exhortons les différents partenaires sociaux à tenir compte de l’intérêt supérieur du pays et à faire preuve de sens des responsabilités et d’esprit de consensus pour procéder à l’élaboration d’un pacte social équilibré et durable, à même de rehausser la compétitivité de l’entreprise et de renforcer le pouvoir d’achat des travailleurs dans les secteurs public et privé.

Je le dis au gouvernement : le dialogue social est un devoir et une nécessité ; il convient de l’instaurer et de le maintenir dans la durée et sans aucune interruption. Et Je lui dis également qu’il doit rencontrer régulièrement les syndicats et communiquer constamment avec eux, indépendamment de l’issue éventuelle de ce dialogue.

A ce propos, Je souligne avoir toujours été persuadé que la forme suprême de protection sociale est celle qui passe par la création d’emplois productifs et garants de dignité.

En fait, on ne peut espérer des créations d’emplois ni l’instauration d’un système de protection sociale moderne et décent, sans un bond qualitatif dans les domaines de l’investissement et de l’appui au secteur productif national.

Par conséquent, et plus spécifiquement, il convient de mener à bien trois chantiers majeurs :

• Le premier chantier consiste à faire adopter la Charte de déconcentration administrative, avant la fin du mois d’octobre prochain. Cet instrument donnera les moyens aux responsables locaux de prendre leurs décisions et d’exécuter les programmes de développement économique et social, en accord et en cohérence avec les visées de la Régionalisation avancée.

• Le deuxième chantier implique d’agir avec célérité pour faire entériner la nouvelle Charte de l’Investissement et activer la réforme des Centres Régionaux d’Investissement en leur accordant les prérogatives nécessaires pour remplir leur mission correctement. Citons particulièrement le mécanisme de décision à la majorité des membres présents, en remplacement de la règle d’unanimité actuellement en vigueur ; le regroupement des commissions concernées par l’investissement en une Commission régionale unifiée ; ce qui permettra de mettre un terme aux blocages et aux prétextes invoqués par certains départements ministériels.

• Le troisième chantier concerne l’adoption de textes juridiques :

o fixant, d’une part, à un mois le délai maximal accordé à certaines administrations pour répondre aux demandes qui leur sont adressées dans le domaine de l’investissement, tout en établissant que l’absence de réponse dans ce délai, tient lieu d’approbation ;

o et empêchant, d’autre part, toute administration publique de demander, de la part d’un investisseur potentiel, des documents ou des informations qui sont déjà en possession d’une autre administration publique. C’est, en effet, aux services publics qu’il revient d’organiser un échange coordonné des informations, grâce au recours à l’informatique et aux nouvelles technologies.

Notre souhait est que ces mesures décisives agissent comme un vigoureux catalyseur pour stimuler l’investissement, comme jamais auparavant, pour aider à la création d’emplois, améliorer la qualité des prestations offertes aux citoyens, endiguer les manœuvres dilatoires qui, tous les Marocains le savent bien, font le lit de la corruption.

Par ailleurs, ces mesures seront un levier de réforme de l’Administration : elles permettront en effet de rendre pleinement opérationnel le principe de reddition des comptes, d’identifier les dysfonctionnements qui empêchent le bon aboutissement de cette Réforme.

Il convient donc de rendre effectives ces mesures dans le domaine de l’investissement, dans la perspective de les généraliser à tous les niveaux de la relation entre l’Administration et les citoyens.

Toutefois, la bonne application des textes, aussi parfaits soient-ils, restera tributaire du sérieux et du sens de l’engagement que va y mettre chaque responsable administratif.

Nous insistons en outre sur la nécessité d’une mise à jour des programmes d’accompagnement destinés aux entreprises, en particulier ceux visant la facilitation de leur accès au financement, l’accroissement de leur productivité, et la formation et la mise à niveau de leurs ressources humaines.

Le but recherché est bien de rehausser la compétitivité de l’entreprise marocaine, de renforcer ses capacités exportatrices, et d’accroître son potentiel de création d’emplois. Une attention particulière doit être portée aux petites et moyennes entreprises qui représentent 95% du tissu économique national.

L’entreprise productive a aujourd’hui besoin de davantage de confiance de la part de l’Etat et de la société. C’est la voie à travers laquelle l’investissement pourra retrouver le niveau souhaité, et l’attentisme délétère cèdera la place à une dynamique marquée par la prépondérance d’un esprit d’initiative responsable et d’innovation.

En effet, le regain du dynamisme économique est tributaire du niveau d’engagement des entreprises, du renouvellement de la culture des affaires et d’une exploitation optimale des nombreux atouts offerts par le Maroc. Il convient également de prendre en considération les enjeux de la compétition internationale et, même parfois, de ceux des guerres économiques et commerciales.

 Cher peuple,

Notre souci constant d’améliorer la situation sociale générale et de relever les défis économiques n’a d’égal que Notre engagement actif à préserver et à valoriser les ressources stratégiques de notre pays. En la matière, au premier chef, l’eau joue un rôle clé dans la dynamique de développement et dans la préservation de la stabilité.

Dieu dit dans le Saint Coran : " Nous avons fait de l'eau toute chose vivante".

A cet égard, le Plan national de l’Eau doit apporter des remèdes aux problématiques de gestion des ressources en eau, au cours des trente prochaines années.

En ce qui les concerne, le gouvernement et les institutions compétentes sont appelés à prendre des mesures d’urgence et à mobiliser tous les moyens disponibles pour traiter les situations urgentes liées au faible approvisionnement des habitants en eau potable et à la fourniture des volumes d’eau destinés à l’abreuvement du cheptel, particulièrement pendant la saison d’été.

C’est pourquoi Nous n’avons cessé d’insister sur la nécessité de poursuivre la politique de construction de nouveaux barrages, un domaine où le Maroc fait figure de pionnier.

A cet égard, J’ai tenu à perpétuer cette tradition, comme en témoignent les trente barrages de tailles différentes, qui ont été érigés durant les dix-huit dernières années.

Cher peuple,

Le devenir du Maroc, comme son passé et son présent, relève de notre responsabilité à tous.

Ensemble, Nous avons réalisé bien des choses, dans divers domaines.

C’est ensemble encore que nous saurons relever les défis nouveaux et concrétiser les aspirations qui nous tiennent à cœur. En revanche, rien n’est acquis sans l’unité, la solidarité et la stabilité du pays, sans la foi dans la communauté de destin qui nous unit dans la joie comme dans la peine, sans un patriotisme sincère et un civisme responsable.

Face aux développements que connaît notre pays, nous avons plus que jamais besoin de rester attachés à nos valeurs religieuses et nationales immuables. Nous devons aussi avoir constamment présents à l’esprit les sacrifices consentis par nos ancêtres pour que le Maroc reste uni, pleinement souverain et éminemment digne.

C’est, donc, tout naturellement que Nous sommes saisi en ce moment d’une pensée émue et déférente pour la mémoire immaculée des valeureux Martyrs de la Patrie, à leur tête Notre Auguste Grand-Père, feu Sa Majesté le Roi Mohammed V et Notre Illustre Père, feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu les ait en Sa sainte miséricorde.

L’instant est également propice pour rendre un vibrant hommage aux Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, aux Forces Auxiliaires, à la Sûreté nationale et à la Protection civile, dans toutes leurs composantes, pour leur mobilisation constante, sous Notre commandement, afin de défendre l’intégrité, la sécurité et la stabilité du pays.

Nous tenons aussi à saluer l’action humanitaire et sociale des Forces Armées Royales, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Nous songeons en particulier à l’exemple de l’hôpital de campagne déployé à Gaza pour alléger les souffrances de Nos frères palestiniens et pour les appuyer dans leur lutte, et à celui de l’hôpital du Camp Zaatari. Ces missions viennent s’adjoindre au travail humanitaire et médical précédemment effectué par de Nos Forces Armées Royales dans plusieurs pays africains frères.

Je serai, cher peuple, comme tu M’as toujours connu, le premier à te servir, ayant toujours à cœur de répondre à tes préoccupations, réceptif à tes doléances, et garant de tes droits et de tes valeurs sacrées.

"Et quiconque craint Allah, Il lui donnera une issue favorable, et lui accordera Ses dons par des moyens sur lesquels il ne comptait pas." Véridique est la parole de Dieu’’.

 

Source :http://www.mapnews.ma/fr/activites-royales/sm-le-roi-adresse-un-discours-la-nation-loccasion-de-la-fete-du-trone-3

Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=qdCLjPiFJA0

 

 

 

SM le Roi, Amir Al Mouminine, accomplit la prière du vendredi à la mosquée Ryad à Oujda

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, accompagné de SAR le Prince Moulay Rachid et de SA le Prince Moulay Ismail, a accompli la prière du vendredi à la mosquée Ryad à Oujda.

Dans son prêche, l'imam a rappelé les bienfaits de la nuit du destin partant du verset du Saint Coran: "En vérité, Nous avons révélé le Coran dans la nuit de la Destinée. Et quelle merveilleuse nuit que la nuit de la Destinée ! Car la nuit de la Destinée vaut plus que mille mois réunis! C'est au cours de cette nuit que descendent, avec la permission de leur Seigneur, les anges et l'Esprit saint pour exécuter tout ordre divin. Et c'est au cours de cette nuit que règne une paix ineffable jusqu'au lever de l'aurore!".

Cette nuit bénie est porteuse de biens et de repentir pour les musulmans: "Hâ – Mîm. Par le Livre explicite ! Nous l'avons, en vérité, révélé en une nuit bénie, car Nous n'avons pas cessé d'avertir les hommes !", a dit l'imam, ajoutant que les anges et l'esprit qui descendent au cours de cette nuit sollicitent le pardon de Dieu pour ceux qui auraient commis des péchés.

L'une des faveurs dont le Tout Puissant a comblé la Nation marocaine est que ses sultans, notamment SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, ont perpétué la tradition de faire de l'avènement de cette nuit une occasion de renouveler et de promouvoir la religion, ses préceptes ainsi que les fondements de la foi à travers des oeuvres pies telles que la propagation du Saint Coran et la construction des mosquées.

SM le Roi veille à célébrer cette nuit dans la piété et le recueillement, perpétuant ainsi la tradition du prophète Sidna Mohammed qui recommandait aux croyants d'accueillir cette nuit ainsi que l'avènement des dix derniers jours du mois sacré du Ramadan dans la soumission à Dieu en allant prier dans les mosquées pour psalmodier le Coran, invoquer Dieu et solliciter son pardon.

L'Imam a souligné que le Tout Puissant a aussi ordonné que les musulmans acquittent, en cette fin du mois du jeune, la Zakat Al Fitr, qui est une obligation pour les croyants à travers laquelle le musulman parfait son jeûne et purifie son âme, ajoutant que la Zakat Al Fitr est l'une des manifestations de l'unité, de la symbiose et de la solidarité de la Oumma islamique.

L'Imam a prié Dieu de rétribuer amplement SM le Roi pour Ses oeuvres en faveur de la sainte religion et pour l'intérêt qu'Il accorde au Livre saint et à ceux qui en assurent la propagation.

A la fin de son prêche, l'imam a imploré le Tout-Puissant d'accorder soutien et assistance à S.M. le Roi, Amir Al Mouminine, protecteur du culte et de la religion, de préserver le Souverain en tant que source de bienfaits pour la Oumma et de le combler en les personnes de S.A.R. le Prince Héritier Moulay El Hassan, de S.A.R. le Prince Moulay Rachid et de l'ensemble des membres de l'illustre Famille royale. L'imam a également élevé les prières au Très-Haut d'entourer de sa sainte miséricorde feu SM Hassan II et feu SM Mohammed V et de les accueillir dans Son paradis parmi les Prophètes, les saints et les vertueux.
 
MAP

Visite Royale à Oujda: Une action royale continue en faveur de la promotion des structures de santé de la région

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de SAR le prince Moulay Rachid, a procédé vendredi à Oujda, à la pose de la première pierre pour la construction du centre "Hassan II" d'hémodialyse et de prévention des maladies rénales chroniques et à la remise d’équipements médicaux au profit des établissements de santé de base de la région.

Ces actions, initiées par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité, traduisent la sollicitude constante dont le Souverain n’a eu de cesse d’entourer les personnes souffrant de maladies chroniques et la détermination de SM le Roi de promouvoir les structures de santé de la région de l'Oriental.

Elles s’inscrivent en droite ligne des efforts déployés par la Fondation et visant à favoriser l’accès des personnes démunies aux soins de santé, à renforcer les infrastructures de base et à assurer aux citoyens les conditions d'une vie digne et prospère.

Construit sur un terrain de 1.300 m2, le centre "Hassan II" d'hémodialyse et de prévention des maladies rénales chroniques mobilise un investissement prévisionnel de 13 millions de dirhams (MDH). Il abritera un centre d’hémodialyse qui sera doté, dans une première phase, de 30 générateurs de dialyse (150 patients/jour), et de 30 autres dans une deuxième phase.

Le futur établissement de santé comprendra également une unité de prévention des maladies rénales chroniques comportant un espace du jeune diabétique (salles de consultations, d’échographie, d’électrocardiographie, de sensibilisation), un espace adultes (salles de consultations, de prélèvement, d’éducation nutritionnelle et un laboratoire), ainsi que des structures d’accueil et de repos des patients.

SM le Roi, que Dieu L’assiste, a, à cette occasion, procédé à la remise symbolique d’appareils orthopédiques au profit de sept bénéficiaires de la province de Figuig et de chaises roulantes électriques à trois bénéficiaires de la préfecture d'Oujda-Angad. Ces équipements, don du Centre national Mohammed VI des handicapés, bénéficieront à une centaine de personnes de la région.

Le Souverain a, par la même occasion, remis symboliquement des équipements médico-techniques à l'hôpital "El Farabi" et à des centres de santé de la préfecture, ainsi que les clés de deux ambulances aux centres de santé des communes rurales Ain Sfa et Mestferki.

Ce matériel fait partie d’un lot d’équipements acquis par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité au profit de la délégation provinciale de la santé d’Oujda, dans le but de renforcer les plateaux techniques des établissements de santé de base de la région, de promouvoir la santé maternelle et infantile, de lutter contre les maladies transmissibles et non transmissibles, et d’appuyer les programmes sanitaires prioritaires en milieu rural.

D’un coût global de 2,2 MDH, ces équipements bénéficient au centre hospitalier régional "El Farabi" à Oujda, aux centres de santé urbains des communes de Bni Drar et Naima, aux centres de santé ruraux des communes de Bni Khaled, Ahl Angad, Ain Sfa, Labssara, Sidi Moussa, Sidi Boulanouar, Mestferki et au dispensaire d’Ouled Abbas.
 

SM le Roi inaugure le théâtre « Mohammed VI » d’Oujda

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de SAR le Prince Moulay Rachid, a procédé, vendredi à l’inauguration du théâtre "Mohammed VI" d’Oujda, une concrétisation de la haute sollicitude royale sans cesse manifestée à l'égard du secteur de l'art et de la culture.

Espace à vocation socio-culturelle par excellence, le nouveau théâtre, que le Souverain a bien voulu baptiser de Son auguste nom, ne manquera pas d'améliorer l'accès de la population locale aux structures d'animation culturelle et artistique, avec tout ce qui en découle en termes de développement du potentiel intellectuel et des capacités créatives.

D'un investissement global de 80 millions de dirhams, ce projet, qui s'étend sur une surface totale de 6.500 m2, dont 4.900 m2 couverts, vise à doter la ville d'Oujda, et la région de l'Oriental dans son ensemble, d'un pôle dédié à l'animation artistique et aux loisirs, à même d'accueillir les grandes manifestations culturelles nationales et internationales et de favoriser l'émergence des talents, notamment parmi les jeunes.

Répondant aux normes internationales en la matière, le théâtre "Mohammed VI" d'Oujda a été édifié, à la place "3 Mars" dans le cadre du programme de mise à niveau urbaine de la ville (volet relatif au renforcement des structures culturelles et sportives).

Il est doté d’une salle de spectacles d'une capacité d'accueil de 1.200 places, de coulisses adaptables, de salles pour artistes, de huit ateliers, d’un espace pour invités d'honneur et de toutes les dépendances requises pour ce type d'édifice.

Fruit d’un partenariat entre les ministères de l'Intérieur et de la Culture, le Conseil municipal et le Groupe Al-Omrane, ce projet culturel s'inscrit en droite ligne des objectifs de l’Initiative royale pour le développement de la région de l’Oriental qui se propose de doter cette région d’équipements de base nécessaires et de conforter la ville séculaire d'Oujda dans le rôle pionnier qui est le sien en tant que capitale de la région.

A cette occasion, M. Mohamed Amara, président de l'association Oujda Arts, organisatrice du festival international du Rai d'Oujda, a remis à SM le Roi un coffret contenant le programme de la huitième édition du festival, qui aura lieu du 08 au 16 août prochain, ainsi que l'enregistrement de la dernière édition de cette manifestation.
 

SM le Roi quitte Oujda au terme d’une visite dans cette ville

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, accompagné de SAR le Prince Moulay Rachid, a quitté Oujda, vendredi après-midi, au terme d'une visite dans cette ville au cours de laquelle le Souverain avait procédé à l'inauguration de plusieurs projets à forte portée sociale.

SM le Roi avait procédé, mercredi, à l’inauguration du centre hospitalier universitaire "Mohammed VI" d’Oujda, qui constitue une illustration de la volonté constante du Souverain d’inscrire la promotion du secteur de la santé parmi les grands chantiers du Royaume.
 
SM le Roi, Amir Al-Mouminine, avait présidé, jeudi, à la mosquée "Mohammed VI" la sixième causerie religieuse de la série des causeries hassaniennes du mois sacré de Ramadan, avant de présider dans la soirée à la même mosquée une veillée religieuse en commémoration de Laylat Al-Qadr.

Le Souverain a accompli la prière du vendredi à la mosquée Ryad, avant de procéder à la pose de la première pierre pour la construction du centre "Hassan II" d'hémodialyse et de prévention des maladies rénales chroniques, à la remise d’équipements médicaux au profit des établissements de santé de base de la région et à l’inauguration du théâtre "Mohammed VI" d’Oujda.
 
A son départ de l’aéroport d'Oujda Angad, SM le Roi a passé en revue une haie d’honneur de la Garde Royale avant d’être salué par le Wali de la région de l’Oriental, gouverneur de la préfecture d'Oujda-Angad, Mohamed Mhidia, le président du Conseil de la région, Ali Belhaj, les élus ainsi que les représentants des autorités civiles et militaires.
 

SM le Roi, Amir Al-Mouminine, préside à la mosquée Mohammed VI à Oujda une veillée religieuse en commémoration de Laylat Al-Qadr

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, que Dieu L'assiste, accompagné de SAR le Prince Moulay Rachid et SA le Prince Moulay Ismail, a présidé jeudi soir à la mosquée Mohammed VI à Oujda, une veillée religieuse en commémoration de Laylat Al-Qadr.

Après les prières d'Al-Icha et des Taraouih, des versets du Saint Coran ont été récités par l'enfant Zakaria El Baz (9 ans, Casablanca), lauréat du Prix national Mohammed VI de mémorisation, de déclamation et de psalmodie du Saint Coran. SM le Roi a ensuite été salué par le jeune déclamateur, à qui le Souverain a remis le Prix.

Cette distinction témoigne de la haute sollicitude dont SM le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, n'a eu de cesse d'entourer les déclamateurs du Saint Coran et de la volonté constante du Souverain de promouvoir la mémorisation et l'apprentissage du Livre Saint parmi les jeunes générations.

Par la suite, le professeur Mohamed Mokhtar Al Mufti El Hassani, du Royaume hachémite de Jordanie, a prononcé devant le Souverain une allocution au nom des oulémas ayant participé aux causeries religieuses du mois sacré de Ramadan 1435, dans laquelle ils expriment leurs vifs remerciements et leur profonde gratitude à SM le Roi pour avoir été invités à y prendre part.

Le professeur Mohamed Mokhtar Al Mufti El Hassani a relevé que ces causeries bénies réunissant une élite de oulémas et qui sont entourées de la haute sollicitude royale, sont devenues une tribune religieuse civilisationnelle pour les oulémas qui viennent des quatre coins du monde puiser de cette source intarissable.

Ces causeries religieuses, a-t-il noté, se sont érigées en une Université Ramadanesque qui préserve le référentiel religieux qui réside dans le Saint Coran et la Sunna du Prophète Sidna Mohammed que Paix et salut soient sur Lui.  

Le professeur Mohamed Mokhtar Al Mufti El Hassani a souligné que SM le Roi, dépositaire de Imarat Al Mouminine, est le protecteur du culte et de la religion, notant dans ce sens que la chose religieuse dans le Royaume repose sur des fondamentaux légitimes.

Il a ajouté que les oulémas ayant participé à ces causeries religieuses ont relevé lors d’exposés donnés dans différentes mosquées du Royaume que les citoyens marocains, attachés à SM le Roi et à la patrie, sont fiers de leur religion et s'emploient à en défendre les valeurs et les constantes.

Si le regretté souverain feu SM Mohammed V a jeté les bases de la symbiose entre le Roi et le peuple, et feu SM Hassan II a posé le jalon d’un Maroc moderne, SM le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, a hissé le Maroc à un haut rang de développement, de progrès et de prospérité.

Cette veillée religieuse a été marquée par la clôture de Sahih Al-Boukhari, faite par l’érudit Lahcen Errahmouni, membre du Conseil local des Oulémas d’Oujda, après lecture de "Hadith Al Khatm", par le fquih Abdelâadim El Amrani, imam à la mosquée "Al Imane" à Oujda.

Le Souverain a, par la suite, remis les Prix Mohammed VI "Ahl Al-Qurâan" et "Ahl Al-Hadith", respectivement à Abdellah Abou Ataâ Allah, membre du Conseil local des Ouléma de Beni Mellal et Mohamed Serrar, enseignant du Hadith charif à la faculté de la charia à Fès.

SM le Roi a également remis le Prix Mohammed VI des écoles coraniques à Mohamed El Qissi, Imam à la mosquée "Al Hait Lalla Mimouna" à Souk Larbaâ El Gharb (Prix de la méthodologie d'apprentissage), et à Zakaria Essahraoui, imam et khatib de la mosquée "Ouled Zid II" à Sidi Yahya El Gharb (Prix du rendement).

A l'issue de cette veillée, l'assistance a élevé des prières implorant le Tout-Puissant de préserver Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, de couronner de succès Ses initiatives, de bénir Ses pas, de réaliser les aspirations que le Souverain nourrit pour le progrès de Son peuple fidèle et de Le combler en la personne de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moulay Rachid et de l'ensemble des membres de l'illustre famille Royale.

Les fidèles ont aussi élevé des prières pour le repos de l'âme du Père de la Nation, feu SM Mohammed V et de feu SM Hassan II, que Dieu les ait en Sa sainte miséricorde.

Cette veillée s'est déroulée en présence du Chef du gouvernement, des présidents des deux Chambres du Parlement, de Conseillers de SM le Roi, des membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique des pays islamiques accrédité au Maroc, des officiers supérieurs de l'état-major général des Forces Armées Royales, des oulémas ayant participé aux causeries religieuses du mois sacré de Ramadan, des présidents des conseils locaux des oulémas, des élus, ainsi que  d'autres personnalités civiles et militaires.

MAP

SM le Roi, Amir Al Mouminine, préside à Oujda la sixième causerie religieuse du mois sacré du Ramadan

SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, que Dieu L’assiste, accompagné de SAR le Prince Moulay Rachid et de SA le Prince Moulay Ismail, a présidé, jeudi, à la mosquée "Mohammed VI" à Oujda, la sixième causerie religieuse de la série des causeries hassaniennes du mois sacré de Ramadan.

La causerie a été animée par le Professeur Mohamed Yssef, secrétaire général du Conseil Supérieur des Oulémas qui a traité du thème "La société civile au service des principes religieux", partant du verset du Saint Coran : ''Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable et interdit le blâmable, car ce sont ceux qui réussiront''.

Le Pr. Yssef, après avoir souligné interdépendance existant entre les membres de la communauté humaine, a fait observer que l'époque actuelle est marquée par des appels à la réalisation des droits, de l'égalité et de la dignité humaine, slogans qui sont produits par des dizaines d'organisations, d'associations politique, syndicale, associative, culturelle, intellectuelle, lesquelles organisations sont regroupées sous l'expression "société civile".

Le conférencier est, ensuite, revenu sur le contexte historique qui a vu naître le concept de "société civile" en Europe, précisant qu'au cours du 18ème siècle, la partie ouest de ce continent a vu l'émergence de nombreux mouvements intellectuels et politiques, qui s'employaient tous à corriger les disparités sociales et les autres maux de la société hérités du Moyen Age et faits d'injustice, de frustration, d'humiliation, de despotisme.

Ce mouvement de changement, qui plongeait ses racines dans la Grèce antique, a été repris et actualisé par des philosophes contemporains, qui ont eu à faire face à un grand défi, en l'occurrence le pouvoir en place qui continuait à gouverner selon les méthodes du Moyen Age, aidés en cela par ses alliés de l'autorité religieuse, au détriment de la majorité écrasante du peuple, plus que jamais chauffés par les diatribes incendiaires des révolutionnaires.

Le Pr. Yssef s'est, par la suite, attardé sur la position de la religion à l'égard de la société et de ses préoccupations, faisant observer que le saint Coran recommande qu'une catégorie de la société se charge de la réalisation de la cohésion et de la fraternité et s'emploie, dans la limite de ses attributions, à contribuer à travers des actions pédagogiques, à réunir les conditions d'une vie digne et de la stabilité de la société, tout en oeuvrant à alléger les disparités entre les gens. Telles sont les caractéristiques de la société civile en Islam, a-t-il dit, soulignant que cette catégorie ne se substitue nullement à l'état et à ses appareils.

Traitant de l'expérience islamique en matière de réforme sociale, le conférencier a indiqué que l'analyse des préceptes religieux et des orientations morales de cette religion montrent le grand intérêt que cette religion accorde aux problèmes de la société. Les lois de l'Islam tendent toutes à la réalisation des besoins des hommes et de leur bonheur sur terre, a-t-il dit.

Pour le conférencier, l'expérience de la société civile en Islam renvoie essentiellement aux droits naturels : le droit à la vie, à la liberté, à l'égalité, à la science, à la dignité, affirmant que la sainte religion a mis en place nombre de dispositions et de mesures juridiques pour consacrer et préserver ces principes.

Il a abordé deux de ces principes, à savoir le droit à la vie et le droit au savoir, ajoutant que dans l'optique islamique, la vie est un don de Dieu sacré que nul n'a le droit d'enlever injustement. Seul l'état peut exercer ce droit, conformément à la loi afin de préserver l'intérêt général et la vie des individus, a-t-il fait remarquer. Il a aussi indiqué, dans ce contexte, que l'Islam a entouré la vie d'une série de garanties et de dispositions juridiques et pédagogiques.

Quant au savoir, il est un droit reconnu pour tout citoyen dans la société islamique, ajoutant que la religion islamique impose à tous citoyen et citoyenne le devoir d'apprendre et celui de prodiguer le savoir, étayant cette affirmation par des hadiths du prophète Sidna Mohamed, prière et salut sur lui.

Après avoir traité de l'importance du groupe (Al Jamaa) en Islam, le conférencier a abordé l'exercice du pouvoir en Islam, comparativement avec les systèmes de gouvernement contemporains, ajoutant que la nouvelle société bâtie par le prophète Sidna Mohamed à Médine peut être qualifiée de "société civile", une société que le messager de Dieu, a-t-il dit, a construite sur la base du principe général guidant toute société civile et consistant à s'intéresser et à adhérer à la chose publique.  

Aussi, a conclu le Pr. Yssef, la société civile plonge, incontestablement, ses racines dans l'histoire islamique, qu'il s'agisse de la gestion des affaires du monde ici-bas ou de l'observance du culte, soulignant la dimension sociale que renferme la sainte religion.

Le conférencier a, d'autre part, mis en exergue l'oeuvre que SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, accomplit dans toutes les régions du Maroc, soutenu en cela par un peuple à l'histoire séculaire et glorieuse et ayant une civilisation alliant authenticité et ouverture sur la modernité. Le Souverain, a-t-il souligné, s'attèle aujourd'hui à l'édification d'un modèle singulier, celui d'une société politique et civile authentique, foncièrement marocaine, pouvant servir d'exemple pour d'autres nations.

Au terme de cette causerie, SM le Roi a été salué par le Pr. Mohamed Yssef, qui a présenté au Souverain l'ouvrage, en deux volumes, intitulé "Al Mosannafat Al Maghribya Li Assira Annabaouya Wa Mosannifouha", avant d'être salué par le Pr. Hassan Al-Chafai, président de l’Académie de langue arabe d’Egypte, qui a présenté à Sa Majesté trois de ses ouvrages.

SM le Roi a été aussi salué par le Pr. Hadj Abdellah Jassi, secrétaire général du ministère guinéen des affaires religieuses, le Pr et théologien. Ahmed Ben Ahl Daoud, conseiller de présidence de la République de Mauritanie, le Pr. Kais Ben Mohamed Ben Abdellatif Al-Moubarak Al-Tamimi, membre de la présidence générale des recherches scientifique et de la délivrance des Fatwa (Arabie Saoudite), le Pr. Sayf Ben Rached Al Jabri, directeur de l'administration des recherches (affaires islamiques) aux Emirats Arabes Unis, et le Pr. Abdelaziz Ben Saleh Al-Aouadi, Alem du Sultanat d’Oman.

Le Souverain a été également salué par Saliou Ndiaye, Alem de la République de Centrafrique, Dr. Saïd Hibatullah Kamilev, directeur de l’Institut de la civilisation islamique de Moscou, le Pr. Mourtada Al Boussiri, Alem nigérian, Youssuf Malek, directeur de l'Institut islamique de Ngaoundéré (Cameroun), Abdelhak Bruno Guiderdoni, directeur du Centre d'astrophysique de Lyon (France) et par le Pr. Ahmed Main Tanfi, Alem pakistanais.
 

SM le Roi inaugure le centre hospitalier universitaire Mohammed VI d’Oujda

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a procédé, mercredi, à l’inauguration du centre hospitalier universitaire "Mohammed VI" d’Oujda, une illustration de la volonté constante du Souverain d’inscrire la promotion du secteur de la santé parmi les grands chantiers du Royaume.

Mobilisant des investissements de l’ordre de 1,2 milliard de dirhams, cet établissement de formation et de soins témoigne de la conviction de SM le Roi que le droit d’accès aux services de santé constitue un des piliers majeurs pour la consolidation de la citoyenneté dans la dignité et pour la réalisation d’un développement humain global, durable et intégré.

Le CHU "Mohammed VI" d’Oujda atteste également du rôle central qu’accorde le Souverain à l’instruction des ressources humaines dans ce secteur vital, et Sa détermination à leur assurer une formation de qualité, adaptée à l’évolution scientifique et technologique intervenue en matière de traitements, de prévention, de gestion et de gouvernance sanitaire.

Construit sur un terrain de 10 hectares (52.000 m2 couverts), le nouveau centre hospitalier, d’une capacité de 653 lits, comporte un hôpital des spécialités, un hôpital Mère-Enfant, un centre des brulés, un service de médecine légale, un laboratoire central, des services d’urgence, des blocs pédagogiques, un internat, et d’autres dépendances administratives et techniques.  

Le CHU Mohammed VI est constitué également du centre d’oncologie Hassan II et de l'hôpital de la santé mentale et des maladies psychiatriques.
   
Réalisée par le ministère de la Santé, cette nouvelle structure hospitalière et de formation est dotée d’équipements à la pointe de la technologie. Elle contribue ainsi au développement des infrastructures hospitalières dans la région de l’Oriental et au renforcement des services de santé de base et leur rapprochement des citoyens qui n’ont désormais plus besoin de se déplacer à Fès ou à Rabat pour des chirurgies compliquées ou certaines pathologies difficiles.

A cette occasion, SM le Roi a posé pour une photo-souvenir avec le staff médical, paramédical, technique et administratif du centre hospitalier universitaire "Mohammed VI" d’Oujda.