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Les éditos de M. Mbarki

Comment Figuig change, pour que Figuig demeure

 
Mohamed Mbarki Agence oriental

Figuig raconte une part de la vie saharienne du Maroc, siècles après siècles. Figuig, joyau de l’intelligence humaine où des savoir-faire, des savoir-être, sophistiqués, ont permis l’émergence de caractéristiques civilisationnelles, si particulières, qui ont fait de ce cadre magnifique mais fragile, un maillon essentiel dans un système complexe d’échanges multiples.

Figuig pensait et travaillait son auto-suffisance, mais créait et enrichissait ses complémentarités, vécues dans un vaste réseau de villes oasis, des marocaines Merzouga ou Tata à la lointaine Tombouctou. Figuig fascine encore aujourd’hui, car son patrimoine raconte toujours cette histoire d’exception. Beau sujet d’études, de travail, de réflexion, dont la coopération
italienne a progressivement défriché la richesse : plus grandissait la connaissance, plus s’installait l’affect.

Nos partenaires italiens se sont pris au jeu de l’amour ; ils ont contracté la passion de Figuig et leurs contributions écrites ici réunies les montrent incurables. Mais les instances locales comme les transalpins d’outre- Méditerranée ont une conscience commune : faire vivre et revivre Figuig n’est pas en faire un éco-musée.

Dès lors, l’approche du développement durable voulue par Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, conjuguée aux résolutions de la Charte de l’Environnement et mise en perspective de la «régionalisation avancée», définit clairement les conditions favorables à l’émergence d’un vaste espace des oasis à préserver et développer. Ce sera le fruit d’un effort naturel, tissé de générosité et de solidarité, des valeurs oasiennes ancestrales bien vivantes. La réhabilitation du patrimoine, sa préservation mise au service de l’avenir, en découle. Les patrimoines devrait-on dire, qui forment un ensemble cohérent, synergique, et pour tout dire infiniment séduisant.


Un tourisme de découverte, pour une clientèle curieuse et éduquée, soucieuse de rencontres avec d’autres cultures, semble un moteur économique respectueux des sites et des populations, capable de générer des activités d’accueil et de services propres à fertiliser l’économie locale. A la clé, maintenir la population sur place en offrant de nouvelles perspectives. Condition sine qua non : la valorisation des ressources locales en une offre commercialisable bien promue.

On voit bien comment les produits de terroir, les arts culinaires et même les remèdes traditionnels, peuvent un jour se retrouver sur les linéaires de boutiques spécialisées, dans les stations touristiques ou les gîtes ruraux, voire dans la grande distribution. Ce sont des
filières maîtrisées. Plus difficile et délicat est le parcours à suivre pour réhabiliter puis valoriser le patrimoine bâti.

Réhabiliter, c’est d’abord redonner une habilitation à un édifice qui n’en a plus, ou bien en conserve une par défaut, faute d’alternative. Nous y parviendrons par capitalisation et mutualisation des savoir-faire. La stimulation de nouvelles filières de matériaux et d’entreprises spécialisées créera les conditions susceptibles de stopper la destruction du patrimoine bâti. La réussite oblige à un parcours où l’histoire de chaque bâtiment est comprise, dont la destination initiale et les technologies employées. On peut alors envisager d’intervenir sur le bâti, uniquement avec les techniques et les matériaux appropriés, pour une nouvelle habilitation, d’évidence inscrite dans le projet
de développement économique durable de la ville.

Mais, pour cela, il nous faudra entamer un parcours pédagogique, patient mais soutenu, en direction des «Figuiguis», réapprendre Figuig à ses habitants. Il y a donc cohérences étroites entre des démarches sectorielles et une vision globale : les sources d’une intervention coordonnée et le fondement d’une véritable stratégie oasienne. Elle s’appuiera sur l’essor attendu d’un tourisme sélectif, l’un de ces fameux « tourismes de niche » bien plus porteurs que le mass market, nous disent les experts. L’Agence de l’Oriental soutient ce projet qui rejoint en tous points ses approches et ses démarches. Ainsi, le classement de Figuig au patrimoine universel de l’humanité est plus qu’envisageable, même s’il demandera, c’est évident, beaucoup d’efforts et de discipline, de citoyenneté, de sens de l’intérêt général, la dynamique du développement engagé étant conciliée avec la préservation de la valeur patrimoniale.

Pensée à son échelle ou vue comme maillon du réseau marocain des villes pré-sahariennes, Figuig construit patiemment les bases de son re-décollage économique durable. Le patient et méthodique travail des auteurs, relaté de façon synthétique par leurs contributions, va porter un contenu décisif. Qu’ils en soient remerciés. Il était souhaitable de lui donner la diffusion méritée.

M.Mohamed Mbarki
Directeur Général de
l'Agence de l'Oriental

 

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