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Les éditos de M. Mbarki

De Cancun à Oujda, en passant par Aix-en-Provence

 
Mohamed Mbarki Agence oriental

Cancun fut un sommet médiatique … et un désert décisionnel ? D‘immenses attentes génèrent souvent de grandes frustrations. Si la médiatisation au moins fut dense et mondiale, elle eut une conséquence heureuse : une fantastique prise de conscience. Des peuples aux gouvernants en passant par les technostructures, on en parla. Au Maroc et en France particulièrement. Les deux pays partagent une double particularité : leurs liens sont anciens, solides, fondés sur la connaissance et la confiance mutuelles, et ils jouent
chacun un rôle important dans des ensembles régionaux ou sous-régionaux, communs parfois, où ils peuvent influencer des stratégies globales. A bien des titres, il s’avèrent complémentaires et sont habitués à réfléchir sans frontières, ce qui est crucial pour le développement durable, rétif aux limites des espaces nationaux.


L’énergie, en soi ou liée à l’évolution du climat via les émissions de gaz en particulier, était l’une des thématiques majeures de Cancun. Le sens du mot « pollution » s’en trouva grandement réévalué de sorte à désigner comme « propres » les énergies qui en provoquent peu (ou sensiblement moins que les sources fossiles) ou encore d’une autre nature, jugée moins néfaste ou dangereuse pour l’avenir de l’humanité.
La sémantique est plus claire à l’usage du terme « renouvelables ». A ce jour, et pour faire simple, c’est de domestiquer le soleil et le vent dont il s’agit. Sous cet angle, le qualificatif « poétiques » aurait pu convenir, s’il ne s’agissait en dernier ressort de choix décisifs pour
l’humanité, couplés avec les fortes contraintes financières liées à l’amortissement de gigantesques investissements de natures multiples. Le monde d’aujourd’hui avance plus vite quand le business l’emporte sur la poésie : c’est la chance de ces énergies dites « naturelles », surtout par la conscience qu’on en a désormais et qui, à l’encontre de la publicité bien connue, ne s’usent jamais, que l’on s’en serve ou ne s’en serve pas. Marocains et Français sont dans la dépendance énergétique, importateurs au dessus de leurs moyens puisque ces derniers seraient plus rentables affectés ailleurs, fut-ce socialement. Marocains et Français sont aussi très fortement soucieux de développement durable, comme il sied à de vieilles nations qui se pensent à l’échelle de l’histoire et se veulent meilleures aux générations futures. Marocains et Français travaillent donc à ouvrir un bouquet technologique diversifié capable de satisfaire les besoins énergétiques, en particulier électriques, de façon fiable, propre et compétitive.

Dans les deux pays aussi, le renouvelable, solaire et éolien surtout, devra prendre une place substantielle. Chacun évalue ses potentialités, les évolutions de ses besoins, stimule sa recherche et ses développements, travaille à se doter d’industries nationales, si possible exportatrices, et bâtit des solutions en forme de plans stratégiques, projets à la clé, avec les montages financiers qui conduisent à pouvoir les réaliser.

Au delà, le Maroc est intégré (et le sera de plus à plus) à trois systèmes énergétiques au moins : maghrébin, africain, euro-méditerranéen. C’est une clé de la sécurité des approvisionnements, de leurs coûts, mais aussi des coopérations et transferts de technologies nécessaires. Autre avantage pour le Royaume, un ensoleillement de plus de 3 000 heures/ an avec une irradiation de 5 kWh/m2/jour : un gisement solaire considérable. Le potentiel éolien est lui évalué à 25 000 MW, dont le quart environ est réalisable sur des projets déjà identifiés, là où le vent à 40 m d’altitude peu atteindre 9,5 à 11m/s (au Nord) ou 7,5 à 9,5 m/s (au Sud). Voilà résumées les conditions qui font attendre 2 000 MW installés pour le solaire et autant pour l’éolien, d’ici 2020, ce qui fera passer les sources renouvelables d’énergie électrique de 26 % aujourd’hui à 42 % en moins d’une décennie.

La Région de l’Oriental prend une part active à ces programmes nationaux. Aïn Beni Mathar, près de Jerada, est déjà le site de la principale centrale thermo-solaire du continent. Il devrait être prochainement doté d’une centrale solaire photovoltaïque de 400 MW dans le dispositif national cité plus haut. Pour elle encore, l’avantage de disposer des « autoroutes électriques » qui permirent durant des décennies d’irriguer le pays à partir de l’électricité issue de la production locale de charbon. Atouts industriels et ressources naturelles, mais aussi stratégie dynamique d’investissement, car la Région accueille à Oujda la Technopole, avec son Cleantech, pour développer la recherche et la formation sur les technologies nouvelles liées aux énergies propres, grâce au lien fort construit avec l’Université Mohammed 1er d’Oujda.

Enfin, la Région accueille un véritable projet de règne déjà en chantier. Sur 2 000 hectares au long des 25 km de la lagune de Marchica, près de Nador, 7 villes nouvelles «vertes» auront pour vocation de matérialiser par l’exemple la politique de développement durable voulue pour le Royaume et portée par notre Charte Nationale de l’Environnement et du Développement Durable. Au fil des réalisations et jusqu’en 2025,
80 000 emplois seront créés et 46 milliards de Dirhams investis. Les énergies renouvelables y auront une large place, d’autant plus qu’un Centre méditerranéen de recherche en matière de développement durable est prévu. Un modèle pour les nouveaux tourismes ; une référence pour l’habitat des Hommes.

La Région de l’Oriental s’affiche donc sur tous les créneaux des énergies nouvelles, de la recherche aux applications, des formations aux activités industrielles et de service. Elle prend une place significative dans les grands Plans nationaux dédiés. De fait, la Région n’est pas venue faire de la figuration au Forum d’Aix, mais bien offrir à ses partenaires français, dans le cadre des liens qui unissent Aix-en-Provence à Oujda, des opportunités de partenariats fructueux.

De l’Oriental ou du Pays d’Aix, les responsables se sont tenus à l’écoute des technologies, des innovations, des réalisations achevées ou en cours, tout autant que des projets. Des opportunités ont été identifiées, des solutions envisagées, des cadres partenariaux évoqués. Avec les technologies du développement durable, s’agissant d’urbanisme, d’industrie, de bâti, de services ou d’équipements - tous siglés «durable» par l’aggiornamento des concepts - les énergies s’apprêtent à devenir un volet crucial de l’avenir des populations, et donc une dimension irréfragable des réalisations nées de l’Initiative Royale pour le Développement de la Région de l’Oriental, texte visionnaire prononcé dès 2003
à Oujda par notre Souverain, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste.

 
M.Mohamed Mbarki
Directeur Général de
l'Agence de l'Oriental

 

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