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Othman Laraki, l’informaticien marocain qui veut révolutionner la détection du cancer

Othman Laraki, l’informaticien marocain qui veut révolutionner la détection du cancer

Il fait partie des trente personnalités décorées par roi Mohammed VI le 30 juillet à l’occasion de la fête du Trône. À 38 ans, Othman Laraki, ancien vice-président de Twitter, ayant participé à la fondation de plusieurs entreprises de technologie dans la Silicon Valley, est à la tête de la société Color Genomics, spécialisée dans le diagnostic précoce du cancer. « C’est un très grand honneur pour moi d’être reconnu dans mon pays et de recevoir cette décoration des mains de Sa Majesté le roi Mohammed VI. J’espère en être digne. C’est une opportunité pour moi de faire bénéficier au Maroc du travail que je suis en train de faire maintenant, qui peut avoir un impact important sur la santé public et qui peut sauver des vies » nous explique t-il.

Ce natif de Casablanca n’a pas attendu cette consécration pour revenir à la mère-patrie. « Je reste extrêmement lié au Maroc . Je rentre deux ou trois fois par an. Quand je suis aux États-Unis, l’une des plus grandes joies pour moi c’est d’être un des représentants de mon pays dans la Silicon Valley. Et c’est toujours bien de voir leur réaction quand je me présente en tant que Marocain ».

Lors de ses séjours au royaume il a « toujours été impressionné par le niveau technologique des Marocains » mais aussi « heureux de pouvoir aider de jeunes entrepreneurs marocains qui essaient de créer quelque chose nouveau ». Il a conseillé quelques sociétés marocaines ou fondées par des Marocains « un peu à l’informel ». « Il y a, par exemple, une qui s’appelle Spot Angel installée dans la Silicon Valley, un groupe qui travaille avec une partie de son équipe au Maroc et l’autre aux États-Unis » nous explique-t-il.

Son parcours a commencé lorsque, à 18 ans, il décide d’aller poursuivre ses études à l’Université de Stanford après son bac obtenu à Casablanca. Il y décroche un bachelor et un master en informatique.  En 1999, alors qu’il était encore sur les bancs de cette prestigieuse université située au cœur de la Sillicon Valley , un environnement dans lequel « il y a beaucoup d’opportunités dans le domaine des technologies de pointe » le jeune marocain fonde et dirige sa première entreprise jusqu’en 2001. « J’ai créé une société spécialisée dans l’analyse des données pour les sociétés de communication. Elle a été rachetée par une société japonaise avec laquelle j’ai ensuite travaillé en gérant une équipe d’informaticiens » ajoute le jeune entrepreneur.

Un ancien collègue du PDG de Google

Fort de cette première expérience d’entrepreneur, le jeune marocain va tout de même abandonner l’informatique pour poursuivre des études dans le domaine de la finance. Il intègre le très prestigieuse Massachussetts Institute of Technology (MIT) où il obtient un MBA en Financial Engineering. « J’étais curieux d’aller passer un peu de temps au MIT et je trouvais aussi que le domaine de l’ingénierie financière était très intéressant ».

Mais, très vite, il va revenir à son premier amour, l’informatique. En septembre 2004 il retourne à la Silicon Valley où il travaillera pour Google au poste de Product Manager. « Le temps que j’avais passé l’Université de Stanford, m’avait permis de connaître le fondateur de Google et une grande partie des toutes premières personnes qui y ont travaillé. Ils m’ont convaincu de revenir les rejoindre ici » se rappelle t-il amusé.

Chez le géant américain, il est « l’une des premières personnes à démarrer le projet Chrome », l’outil de navigation utilisée aujourd’hui par des millions d’internautes mais aussi d’autres technologies pour rendre Internet et le Web plus rapide. « C’est l’une des meilleures décisions que j’aie prises. Elle m’a permis de faire partie de Google à une époque où il y avait des technologies intéressantes et des opportunités pour créer des outils qui ont eu d’importants impacts dans l’industrie informatique »nous confie Laraki.

Il va également côtoyer pendant cette année de sa vie plusieurs grandes personnalités connues dans le monde informatique, notamment Sundar Pichai, l’actuel PDG de Google qu’il a eu comme collègue pendant plusieurs années mais aussi Marissa Mayer, l’actuel PDG de Yahoo pour qui il a travaillé.

Ex vice-président de Twitter et fondateur de Color Genomics

Après quatre ans de bons et loyaux services, le jeune entrepreneur alors tout juste âgé de 30 ans fonde avec un de ses collègues une société de géolocalisation, Mister Lab. « L’un de nos premiers clients était Twitter qui a commencé à utiliser notre technologie et a fini par acheter notre société ». Il rejoint donc l’entreprise américaine dont il intègre le top management en décembre 2009, occupant le poste de vice-président Product Management.

Il passe un peu plus de trois ans dans la firme installée à San Francisco avant de se lancer en début 2013 dans une nouvelle expérience : Color Genomics, une société spécialisée dans le diagnostic précoce des cancers du sein et de l’ovaire sur la base de mutations génétiques qui augmentent le risque de cette maladie. « On est au tout début d’une intégration entre le monde informatique et le monde de la médecine » avise le jeune entrepreneur. Le projet, qui n’est donc qu’à ses débuts, permettra de réduire sensiblement les coûts et de rendre accessible des tests de cancer pour une grande majorité de la population mondiale. « Pour faire ce genre de tests, il fallait débourser l’équivalent de 40 000 dirhams aux États unis et un peu plus à l’international.  Au Maroc, ça devait probablement coûter 60 000 dirhams pour faire un test comme ça. Maintenant, ça coûte 2 500 dirhams (249 dollars) avec Color Genomics » nous dévoile Laraki.

Convaincus que ce projet va démocratiser les tests génétiques contre le cancer, plusieurs personnalités de renom, à l’instar de Laurene Powell Jobs, la veuve de Steve Jobs, Katie Stanton, la vice-présidente Global Media de Twitter ou encore Jerry Yang,co- fondateur de Yahoo, sont dans le tour de table de Color Genomics. Le financement est estimé à 15 millions de dollars.

Source: Telquel

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