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Daté du - Dossier Spécial MRE

Entretien avec Mohammed Khachani, secrétaire général de l’amerm

Migration potentielle et migration de retour : quelles inflexions ?


Vous êtes le secrétaire général de l’AMERM qui a réalisé plusieurs enquêtes, notamment sur la migration subsaharienne au Maroc, la migration de retour au Maroc, la migration des compétences, en collaboration avec des fondations européennes et des organisations des Nations unies : pourriez-vous présenter votre association ?

Mohammed Khachani : L’Association marocaine d’études et de recherches sur les migrations a été fondée en février 1994 à Rabat par un groupe d’enseignants-chercheurs venant de différents horizons de connaissance et de formation. Elle se veut un espace autonome et ouvert à la réflexion sur la question migratoire. Les activités réalisées et à entreprendre s’inscrivant dans cette perspective tendent à une meilleure connaissance des enjeux multiples du phénomène migratoire. L’AMERM a son siège à la Faculté de droit de l’Université Mohammed V Agdal à Rabat.


Vous avez réalisé une enquête sur les intentions d’émigration et sur le retour de migration que vous avez présentée la semaine dernière à Rabat dans le cadre d’un colloque : qui a fait quoi dans ce travail ?

C’est une étude qui aborde la migration des compétences au Maroc. C’est un travail qui a été réalisé par l’AMERM en partenariat avec la Fondation européenne pour la formation (Turin) sur financement de la Commission européenne. L’exécution du travail de terrain a été supervisée par les antennes régionales de l’AMERM et par des universitaires spécialistes de la question migratoire. L’analyse de la composition des compétences des migrants potentiels et des migrants de retour est au cœur des objectifs de cette étude qui permet de décrypter les profils des uns et des autres, d’analyser les déterminants de la migration potentielle en lien avec le niveau des compétences, et l’impact de la migration sur les compétences des migrants et sur le transfert de connaissances en cas de retour au pays d’origine.


Beaucoup d’enquêtes ont été réalisées, en quoi celle-ci innove-t-elle ?

C’est la plus grande enquête jamais réalisée au Maroc sur la question migratoire, elle a porté sur un échantillon de 4 000 personnes réparties en un groupe de 2 600 pour la migration potentielle et un autre de 1 400 pour la migration de retour. C’est un travail très lourd qui a nécessité beaucoup de sacrifices de la part du comité de suivi, des superviseurs régionaux et des enquêteurs (une centaine d’étudiants de master et de doctorants). Afin d’évaluer la migration potentielle, l’enquête a couvert 8 régions du Maroc, allant d’Agadir à Oujda, et qui connaissent une intensité migratoire différenciée. L’enquête a adopté un nouveau concept des compétences qui ne se réduit pas aux personnes hautement qualifiées, mais concerne également les compétences de faibles et moyens niveaux qui sont des profils demandés sur le marché du travail des pays d’accueil. Pour la première fois, cette enquête a pu évaluer, sur la base d’un travail scientifique rigoureux, la migration potentielle au Maroc. Les données disponibles jusqu’à nos jours sur cette question se réduisaient à certains sondages publiés par des organes de presse, mais qui manquaient de rigueur scientifique.


Concernant l’intention d’émigration, quels sont les principaux résultats de l’enquête : qui, quel âge, pour quelles raisons, quels motifs de départ ?

Les principaux résultats de l’enquête sur cette migration potentielle peuvent être résumés ainsi :
– 58% des personnes enquêtées ne souhaitent pas émigrer.
– 42% de la population enquêtée ont déclaré avoir l’intention de partir travailler à l’étranger, dont plus des deux tiers (64%) sont âgés de 18 à 39 ans. Parmi ceux qui ont l’intention d’émigrer, on a distingué, sur la base d’un certain nombre de paramètres, ceux qui ont un fort potentiel migratoire (9%) et ceux qui ont un faible potentiel migratoire (33%). Ces pourcentages rompent avec les estimations avancées par les sondages médiatiques et l’attitude de l’opinion publique vis-à-vis de cette question. Ils confortent l’attachement des Marocains à leur pays.
En dépit de leur faiblesse relative, ces pourcentages appellent plusieurs remarques : le passage d’une logique d’intention à une logique d’action est loin d’être automatique. Il existe, d’autre part, une relation dialectique entre l’acte d’émigrer et l’environnement dans lequel opère le candidat à l’émigration. L’amélioration des conditions socio-économiques au Maroc et/ou la perdurance de la crise dans les principaux pays d’accueil sont de nature à faire diminuer la propension à émigrer. Autre point à mettre en évidence, le constat sur la propension à émigrer demeure un constat ponctuel et qui pourrait changer dans le temps.


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